Seules les montagnes ne se croisent pas

Nous quittons Kafountine de très bonne heure.
Nous quittons la maison du roi, la Casamance, du portugais Casa Di Mansa par une petite pluie fine.
Je laisse derrière moi Aliou et ses sons magiques. Aliou et ses nombreuses histoires de la grande épopée des Mandingues; celle du vieux notable fortuné qui est mort sur sa chaise en attendant sa jeune et belle femme, ou celle du marabout décédé en écoutant la kora de son ami griot. J’emporte avec moi l’histoire de kelefa Sanneh, ce roi déjà évoqué qui a découvert la kora et qui était connu pour ses faits d’armes.
Nous laissons derrière nous Hassan et nous gardons en mémoire  ses sourires, sa gentillesse…
Guida et ses magnifiques plats.
Vieux, Moussa, Bouba… sans oublier Kath et Adams bien que n’étant pas là étaient avec nous au quotidien.
Ce qui enrichi une vie ce sont les rencontres, et nous en avons fait de très belles ici.

Nous souhaitions revenir à Dakar par la route et non plus par le bateau. Départ à 6 heures de matin avec Ansu qui nous attendait à 500 m de la maison en raison de la route impraticable. Direction Banjul, la Gambie, mais le passage par cette enclave du Sénégal impose l’achat d’un visa pour les Français; le coût s’est avéré plus élevé que ce que nous pensions, mais nous avions notre joker – Ansu – qui nous a sorti d’une situation embarrassante. A Banjul, il a fallu laisser la voiture pour monter dans le ferry qui assure la traversée du fleuve Gambie. Grosses pensées pour toi Thérèse, car la dernière fois que je l’ai traversé c’était avec toi.
De retour sur la terre ferme il a fallu négocier, en Dalasis la monnaie locale, un taxi pour nous conduire à la frontière Sénégalaise. Puis encore un autre taxi (un 7 places cette fois ci ) pour retourner à Dakar. Ansu nous laissa là, mais lorsque le taxi avait pris de la vitesse nous nous sommes rendu compte que le chauffeur ne parlait que le wolof…

Arrivé à Kaolak alors que nous venions de lui payer sont dû pour le transport, notre chauffeur s’arrête sur un parking de station service.  Un individu anglophone vient nous expliquer que nous devons changer de voiture car le chauffeur initial n’a pas d’habilitation pour rouler à Dakar. Grosses discussions entre le chauffeur initial, le nouveau chauffeur potentiel, l’anglophone, le frère du chauffeur (parait-il) qui est venu également se mêler à la discussion. Puis finalement on ne change plus… Et 5 minutes plus tard nous changeons tout de même pour une voiture de tourisme plus confortable que la 505 break.
Une anecdote bien africaine qui pourrait très vite mal tourner si on perd son sang froid. Mais en afrique tout fini toujours par s’arranger.

sine saloum (2018)

Au départ de la frontière, nous traversons le début du Sine saloum en passant par Fatick, Kaolak, et Mbour avant Dakar. Le sine saloum est plus vert qu’en 1984, le niveau du fleuve Saloum est élevé et le fleuve est très large.

Par contre la pollution est importante. Tout au long du chemin de retour des déchets et dépotoirs sont visibles. Mbour, ville touristique est terriblement polluée et j’ai cru revoir les dépôts d’ordures de mon enfance dans mon village.

Les sénégalais n’ont pour la plupart absolument aucune conscience écologique. Ils jettent à terre, plastique, canettes vides, etc, et tout fini par se retrouver dans la mer au regard de ce que nous avons pu observer sur les plages.

A Dakar, la population de mouton a nettement augmentée depuis notre départ. Signe que la fête de la Tabaski approche.

Quartier Amitié (Dakar 2018)

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