C’est avec l’eau du corps qu’on tire celle du puits

Il a plu toute la nuit. De grosses pluies abondantes dont les gouttes font un bruit important en tombant sur les tôles ondulées qui recouvrent le toit.
Dans la matinée également, une grosse pluie discontinue tombe et le vacarme du toit empêche d’entendre le son de la kora.
Le chemin menant du village à la maison est totalement inondé, boueux et glissant.

Hassan vient nous voir souriant. Cette pluie est salutaire, car il n’aura pas à arroser ses plants de tomates en puisant de nombreux et lourds seaux d’eau du puit.
Nous avons observé avec lui hier soir l’éclipse de lune (Merci Ornella de nous l’avoir rappelé). Un phénomène qu’il ne connaissait visiblement pas, et il avait ce regard étincellant qu’ont les enfants lorsqu’ils découvrent quelque chose de nouveau. Hassan à 37 ans,  et une petite fille de 4 ans qui vit en Europe avec sa maman.

Avec la pluie de la nuit et du matin, l’herbe a poussé presque instantanément sur le vaste terrain. Le domaine de Kath et Adams compte plusieurs maisons, mais sutout il est recouvert d’une végétation sauvage. C’est leur choix de garder ce coté sauvage à leur domaine. Moussa nous expliquait que les habitants du village venaient parfois ici cueillir des plantes médécinales car la déforestation, conséquence de la pression démographique, a conduit à la suppression de nombreuses variétés de plantes.

Avec l’humidité et les flaques d’eau, les moustiques prolifèrent.
Dès que la nuit tombe ils s’attaquent à ma peaux de blanc en ponctionnant quelques microlitres de sang à chaque piqûre. Ni la citronnelle, ni le répulsif ni l’encens n’y font rien. Ils piquent même à travers les vêtements et chaque soirée se termine par des démangeaisons gênantes.

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