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Across the green mountain

L’accès aux hilltracts est contrôlée par la police. Il faut une autorisation pour s’y rendre… Les habitants de cette région peuvent circuler, mais ils prétendent que c’est plus difficile par le fait qu’ils ne sont pas musulmans…
Toujours beaucoup de verdure mais des petites collines, un peu comme les vosges. L’altitude maximale est de 1400m environs.
En traversant les villages de Chittagong vers Banderban, nous voyons beaucoup de mosquées mais les visages des populations changent. Un peu comme à Srimangal où les populations kashi avaient un type népalais ou birmans, ici, les gens sont typés également birmans. Les patois aussi semblent différents. Il y a 11 groupes ethniques différents nous dit-on.

Nous séjournons dans un « resort », la traduction française pourrait être « Complexe touristique », mais Lydia ou Aurore me contrediront peut-être. Le fondateur et propriétaire de ce complexe est un bengladeshi de 65ans environ très accueillant et disponible pour fournir des informations. C’est un lieu magnifique sur une colline qui offre une vue imprenable sur la vallée et, au loin, un temple boudhiste.
Pour ne pas perdre de temps à chercher certains points d’intérets, nous faisons appel aux connaissances d’un des employés de l’hotel pour nous guider… Son nom est Zemm BAUM.Il porte le nom de son groupe ethnique. Son anglais est approximatif. Les bengladeshi ne savent pas dire le son CH , donc ils disent TURT à la place de CHURCH, TILD au lieu de CHILD, etc… un peu difficile pour nous.

GEDSC DIGITAL CAMERANous commençons par une ballade jusqu’au fleuve Sangu… glissade assurée du fait de la boue et des pluies récentes. Nous descendons le fleuve jusqu’à Banderban pour nous promener dans la ville… puis nous nous rendons au temple doré boudhiste. C’est un temple relativement modeste mais bien entretenu et situé en hauteur, à 4km de Banderban. Avec Naomie, une canadienne qui loge avec nous, nous sommes les seuls présents sur les lieux. Il semble qu’il y ait 15 moines dans le temple mais nous n’en voyons aucun.
Non loin de l’hotel, nous visitons une cascade. Très jolie, mais les pierres sont glissantes. Je passe sur l’autre rive de rochers en rochers pour prendre des photos, mais le retour est plus difficile…  les rochers sont vraiment glissants et je termine mon déplacement dans une eau bien fraîche jusqu’à la ceinture. Aucun dégat si ce n’est le rétroéclairage de l’écran de mon téléphone qui s’est cassé.
Des enfants (aussi) se baignent dans la cascade. Deux femmes nettoient des légumes, des concombres je crois. 
Un peu plus tard nous nous rendons avec Zemm, dans son village. Il est de l’ethnie des Bawm, chrétiens protestants évangélistes ou presbytériens.GEDSC DIGITAL CAMERA

Les maisons sont construites sur pilotis pour compenser les dénivellés du terrain. le toit est en paille. Les murs et parois intérieures sont en bambous tressés finements en chevrons tandis que les montants de la maison sont en gros bambous bruts. Les sols et plafonts sont faits également de lames de bambons tressés en quadrillage ce qui donne un aspect élégant et offre des avantages certains pour le nettoyage. L’intérieur de la maison est très bien rangé. En plus de la pièce de vie,,la demeure possède une chambre à coucher commune à tous. Les deux pièces sont séparées d’une paroie sur laquelle est fixée un drap en guise de porte.Pour autant qu’on puisse en juger, au moins 5 perwonnes dorment ensemble.
A l’extérieur, le chef de famille trie les grains de riz avec son épouse, assis sur le peron de la maison. Les hommes assurent ici bon nombre de tâches. Ils vendent les produits aux marchés, ils font le ménage dans les hotels, ils font la cuisine dans les restaurants… Les femmes de leur coté ont en charge la maison : faire la cuisine, nettoyer la maison etc… Les charges semblent plus équilibrées qu’en afrique. Elles ont aussi une place politique reconnue; le premier ministe bengladeshi est une femme et cela depuis de nombreuses années.

Les soirées sont agréables dans les hilltracts. Il fait doux et on se plait à écouter les bruits de la nuit : insectes, vent dans les arbres, voix d’hommes au loin, grenouilles, oiseaux,etc… mais comme le disait un homme qu’on a croisé aujourd’hui : « good place for you… ». Le silence suivant cette affirmation voulait en dire long. Monter et descendre à longueur de journée, patauger dans la boue, supporter la chaleur et l’humidité, cotoyer la pauvreté à longueur d’année, on s’en lasserait vite surement.

Too much people for a small country

Avant tout….
Bon anniversaire Geneviève pleins de bisous et milles pardons pour le retard.

Il y a des jours où tout commence mal…
Pas réveillé dans ma tête ce matin à 7h… pas encore bu mes cafés. Je me trompe de chambre d’hotel et je me retrouve nez à nez avec un bengladeshi en longui en train de faire sa toilette. Le Longui est cette tenue traditionnelle portée par les hommes et qui est constituée simplement d’un tissu cousu de sorte à former un trube de tissu. Celui-ci enfilé, il se noue autour de la taille…

En retroussant le longui et en nouant la partie arrière le longui se transforme en short.
Le (nes)café de ce matin, ressemble étrangement à du thé…. Pas moyen de me réveiller.
Le thé est servi avec du lait et du sucre. Inconcevable, de ne pas y mettre ces deux ingrédients. Même chose pour le café sauf que très peu de gens boivent le café ici.

Nous partons de bonne heure pour prendre un avion à destination de Chittagong.
« In Bengladesh they’re too much people for a small country » me dit un bengladeshi dans le bus… La circulation est tout juste impossible… Le logement est un vrai problème.
La nuit, les trottoirs se couvrent de tentes de fortunes dans lesquelles viennent dormir des familles.
La plupart des logements ou batiments sont construits sur plusieurs étages. Au début, un ou deux étages, mais tout est préparé pour rajouter des étages dès que les moyens le permettront. Et puis on rajoute, et on rajoute encore, sans aucune prise en compte de la résistance des matériaux. Et parfois ça s’écroule comme l’usine de textile en mai…

Je crois pouvoir assouvir une de mes addictions, car un distributeur de café est installé à l’aéroport. Le café coute 25 takas soit 25cts, mais la jeune fille n’a pas de monnaie pour un billet de 1000tk.. Pas de monnaie pour un billet de 500…. Pas de monnaie pour un billet de 100tk. Quand j’arrive à trouver enfin un billet de 50tk, elle m’explique, désolée, que la machine est en panne. 
Finalement, après l’enregistrement, le super café(nes) est disponible… et nous voilà prëts pour un vol de 45 mn.
Le Bengladesh, malgré ses difficultés et son classement parmi les pays les plus pauvres, dispose de beaucoup d’infrastructures opérationnelles. 3 compagnies aérienne pour les vols intérieurs, un réseau ferrovière qui permet des déplacements à travers tout le pays, des routes en bon état (pour ce qu’on a pu en juger) même dans les campagnes, des ports et une navigation fluviale importante. Un réseau électrique de mauvaise qualité (pour le prof de génie électrique que je suis) mais sans coupure de courant, sans délestages comme les connaissent presque toutes les capitales africaines. 
GEDSC DIGITAL CAMERASur le plan de la conditions des gens, il y a énormément de mendicité. Tout le monde ne mange pas à sa faim c’est évident. Nous discutions avec un médecin humanitaire, qui nous disait avoir beaucoup de patients malnutris dans un pré stade kwashiorkor. Beaucoup de troubles intestinaux (pas étonnant vu la qualité de l’eau), la gale, les poux, mais quasiment pas de SIDA…

Le survol du pays avec notre avion bimoteur nous montre à quel point le pays est sous l’eau… Des rizières, des étangs, des lacs….

Lorsque j’avais 20ans j’avais entendu parler de Chittagong parce que l’association TERRE DES HOMMES FRANCE y soutenait un projet de développement à l’initiative de femmmes de cette ville. ET nous y voilà. Même problématique du transport, même pollution sonore, même pollution tout court. Toutefois, les voitures et CNG circulent majoritairement avec du gaz, la pollution y est donc moindre qu’à Ouagadougou , même si nombreux de conducteurs circulent avec des masques.
Nous prenons un bus pour nous rendre à Banderban dans la région des hilltracts.

Old Town

Ballade dans le vieux Dhaka.

Le ciel est chargé et les capes de pluies resteront à portée de main toute la journée. Old Dhaka se trouve à quelques km de notre hotel mais les embouteillages sont tels qu’il faut compter 1 à 2h de CNG pour y arriver. Nous admirons une fois de plus l’habileté des chauffeurs à se faufiler entre les autres CNG, Rickshaw, taxi, piétons, voitures, bus et autres camons. Et tout cela à vive allure.

Chaque cm de route cédé est une place dans laquelle viendra s’engoufrer un autre véhicule. Le klaxon est l’organe indispensable de tout véhicule.

Les rues d’Old Dhaka sont impressionnantes par le diversité de ce qu’on peut y voir mais aussi par l’agitation qu’on y observe.GEDSC DIGITAL CAMERA L’hindou street, comme son nom l’indique, regroupe les commerçants et artisants indiens…. On y trouve des vendeurs de fleurs, de statuettes religieuses, d’instruments de musique, de nouritures. Les femmes que l’on croisent portent sur leur front ce point rouge qui nous permet de les distinguer facilement des femmes musulmanes.

Un peu plus loin la rue des textiles, puis du riz, de la viande, etc…

Les vieilles batisses laissent supposer qu’elles abritent derrières leurs murs et à l’étage des fabriques de vêtements.

La rue est inondée du fait de la pluie qui a duré un bon moment. Les gens marchent pieds nus dans la boue ou l’eau.

Nous faisons une ballade en barque sur la rivière qui traverse Dhaka…. La rivière est très fréquentée aussi… 15 millions d’habitants à Dhaka… Leur problème de transport est réel et semble insoluble.

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Pour des raisons de sécurité, nous avons dû annuler notre séjour à Rangamati. Nous allons donc à Banderban plus au Sud dans la région des Higtracks.

 

Nous partons demain mais sans guide….

Décollage de l’avion à 10h et après il faudra qu’on prenne un bus pour Banderban.

 

… T.. much

Aux abords de l’hôtel de grande plantations de Thé, nous permettent d’observer la cueillette des feuilles de thé par les femmes. Aucun Aucun outil n’est nécessaire, si ce n’est un grand panier pour y déposer le fruit de leur travail.
Un jeune guide,il ne se présente pas comme tel au début, nous permet de visiter une usine de Thé en dehors de la ville. Après 30mn de route, les deux CNG loués nous déposent devant un grand bâtiment un peu vétuste duquel s’échappe un bruit de machines. Des femmes portant de lourd

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s paquets de feuilles sur la tête se dirigent vers un hangar de dépôt situé à coté du bâtiment principal.

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Le propriétaire de l’usine nous accueille chaleureusement et nous fait visiter l’installation. Tout se passe dans le même hangar. La vingtaine d’ouvriers travaillent dans le bruit qui doit bien dépasser les 80dB et dans une chaleur accentuée par le four de séchage des feuilles. Les machines sèchent, broient, écrasent les précieuses feuilles qui finissent en poudre dégageant l’odeur bien connue du thé pris le matin au petit déjeuné.
Nous visitons ensuite un village de l’ethnie Kashi  situé non loin de l’usine et sur une colline. Nous avons déjà visité st hier un tel village sur une colline également. Les Kashi sont catholiques et ils vivent de la récolte de feuilles de betel utilisées comme stimulant à l’instar de la noix de kola en Afrique de l’ouest ou du kat en Afrique de l’est.
Le visage des Kashi est différent des hindous et plus proche des népalais. Un homme torse nu nous interpelle. Sa langue est de couleur rouge ocre ce qui témoigne de sa forte consommation de feuille de Betel. Il nous explique qu’il vit de sa cueillette mais est fébrile ce qui l’empêche de travailler. Leurs maisons sont partiellement sur pilotis pour compenser la pente de la colline sur laquelle ils vivent.

Nous terminons notre séjour à Srimangal par un peu de shopping.GEDSC DIGITAL CAMERA

 

One more cup of…

Avant tout….

Bon Anniversaire Laurent… Plein de bisous du Bangladesh vers le Cameroun

Nous voila donc à Srimangal, ville principale située dans une région de production de Thé. C’est le point numéro 2 sur notre carte.
GEDSC DIGITAL CAMERANous logeons dans un magnifique et spacieux bungalow situé à 5km d’un parc protégé.  Probablement les seuls clients de cet hotel… Le Bangladesh n’est pas un pays touristique.
Nous décidons donc de visiter ce parc dans la journée.
La première partie du parcours nous mène dans un village où plantations de thé, de citrons et d’ananas s’entremêlent. Le bengali pratiqué par Mélody nous aide à rentrer en contact voire dans les maisons. Là encore, beaucoup de sourires… beaucoup de gens au travail aussi…

Les voyages passés, les paysages, les odeurs et les images me font par moment oublier que nous sommes en Asie. Il faut que je me représente la    mapemonde dans ma tête pour revenir au Bangladesh.
Les mêmes pneus que poussent les enfants, les mêmes vaches qui cherchent à se nourrir…. GEDSC DIGITAL CAMERA
La maison que nous visitons me fait penser à celle que nous avons visité à Harrar en Ethiopie. Mêmes fauteuils orientaux,mêmes dorures, même hospitalité.

Notre première nous fait voir des singes gibbons, des araignées plus étranges et grosses les unes que les autres. Le calme de la forêt tranche avec l’agitation de Dhaka. Nous entendons des chants d’oiseaux, des grillons, le vent dans les arbres. Les bruits apaisants de la
nature. Nous circulons sous un dôme de végétation…

 

 

Spécialement pour Aurore : Des bambous…

 

 

 

 

Sous les arbres l’effet du soleil est atténué et nous souffrons moins de la chaleur.

Au détour d’un chemin nous rencontrons des producteurs de citrons. Des femmes qui cueillent le Thé.

 

Nous utilisons les CNG pour nous déplacer d’un lieu à l’autre. Pour ceux qui ont raté l' »épisode Ethiopie », les CNG sont ces véhicules à 3 roues qu’on appelait touc-touc en Ethiopie. Leur moteur fonctionne au gaz; CNG vient de « compressed natural gaz ». 5 personnes peuvent l’utiliser en plus du conducteur.

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Dans l’après midi nous faisons appel à un guide pour une ballade d’une heure. Marcher sur un sentier balisé dans un parc est une chose, marcher hors piste dans la jungle est autre chose. Tandis qu’une grosse pluie s’abat, nous traversons des rivières, des zones boueuses, des sables relativement mouvants…

Au final après 2 heures nous revenons à l’entrée du parc complètement trempés, épuisés, et des sangsues aux pied, mais assez contents de nous.

Pour finir l’après-midi : un petit remontant pour tous… Un thé composé de 10 types différents de liquides présentant ainsi  un aspect tigré du fait des 10 nuances de couleur. Très particulier, mais je ne suis pas objectif.

Life is life

Nous retrouvons donc avec beaucoup de bonheur Melody… Par ce voyage, comprendre ce dont elle nous parle depuis deux ans. Beaucoup de plaisir aussi à l’idée de visiter une partie du Bangladesh avec elle.
Notre hotel, le Pacific Inn Hotel est situé, aux abords du Banini Lac. Ce lac est assez allongé et est situé au centre est de Dakha dans le quartier du même nom. GEDSC DIGITAL CAMERA

Le lac semble regorger de poisson au regard des filets de pêche, des oiseaux pêcheurs et de l’activité autour du lac. D’après Melody, il s’agit d’un lac très pollué…. Les sachets de plastiques et divers détritus aux bords du lac en témoignent.
Un autre lac est situé dans le prolongement du lac Banani : Le lac GULSHAN.
De mes souvenirs de géo du collège, j’avais retenu de l’Inde cette saison un peu énigmatique qu’est la mousson. Je m’imaginais des trombes d’eau tombant du ciel pendant des mois.
Visiblement il n’en est rien, tout juste deux petits crachins en deux jours. C’est une situation qui semble anormale, mais qui pour l’instant nous arrange un peu.
GEDSC DIGITAL CAMERAIl ne fait pas particulièrement chaud (30-32°) mais notre peau est moite en permanence et nous transpirons beaucoup.
Les rues de Dhaka ressemblent somme toute beaucoup à Addis Abeba; des vieilles bâtisses mêlées aux nouvelles… des bâtiments inachevés, d’autres en voies de destruction… Les routes défoncées… les égouts recouverts de dalles parfois manquantes qui obligent à regarder devant soi mais aussi au sol et en l’air à cause des câbles électriques mal fixés. Les caractères différents de l’écriture latines ornent les murs et les affiches publicitaires…
Et puis cette agitation dans les rues qui demande une attention à tout moment pour éviter les voitures, les rickshow, les bus, les motos, etc… 25 millions d’habitants danc cette ville.
Nos déplacements à pied à allure vive suscitent beaucoup de curiosité. Les bengalais utilisent les rickshow(?), ces tricycles richement décorés qui peuvent recevoir deux ou trois passagers.
Ya Gaby découvre cette impression bizarre d’être une attraction vivante où que l’on soit. Nous nous faisons suivre par des enfants sur des distances très grande. Ici on n’est pas interpellé par des noms comme MUNDELE, YOVO, TOUBAB mais les gens nous posent des questions : « where do you come from ? », « What is you name », « ARE you IN BANGLADESH FOR BUSINESS? », etc…
Toujours avec le sourire et un étonnement poli.

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Ce soir, nous prenons le train pour Srimangal, une région réputée pour ses productions de Thé… Je sens la carence en caféïne approcher. Je reste positif : « Keep calm and cafeine on »…GEDSC DIGITAL CAMERA

Claude confirme : « Norbert n’en est qu’a son deuxième café… mais son amour du café nous a permis de passer un excellant moment dans un des rares hotel de Dakha où ils font des vrais café ! »

A la gare, nous attirons encore la curiosité des voyageurs. Avec le sourire, Melody leur explique en bengali, qu’il fait chaud et qu’il faudrait maintenir assez de distance pour que nous puissions respirer. Un policier, plus persuasif arrive à agrandir le cercle autour de nous.
Avec très peu de retard, le train arrive à quai.
Si vous avez vu le film Ghandi de Richard Attenburugh, vous arriverez assez facilement à imaginer le train que nous avons pris… Ancien, pas très rapide et transportant sur son toit bon nombre de passagers; Il fait meilleur en haut qu’en deuxième classe. Les secousses du wagon laissent supposer que l’entretien de la ligne doit être ancien.
Notre compartiment est climatisé et très confortable et nous disposons de places assises pour les 4 heures du trajet.
Toute une vie s’organise dans les gares et le train… des affaires se font… des relations se créent.
Des vendeurs, tous vêtus de blanc, circulent pour proposer de la nourriture ou de l’eau. Un agent en costume brun, prenant sa fonction très au sérieux, règlemente l’attitude des voyageurs. Un autre en bleu recueille les déchets des passagers.
Devant nous, sont assis un couple et deux enfants. Le plus petit, agé de quelques mois, porte sur le front une tâche noire. C’est une marque mise pour conjurer le sort, car on pense ici qu’un enfant trop beau peut être la cible de malédictions.
Sa grande soeur est vêtue d’une belle tenue traditionnelle bleue avec un liserai brodé de couleur rose. Sa tête est voilée et sa narine gauche est décorée d’une perle dorée.
A 19h30, rupture du jeûne de ramadan pour les musulmans, un voisin de siège nous offre des grains de raisin.

Malheureusement, comme partout, des pic pocket sévissent. Dans la gare de Dhaka aussi. Sans avoir rien remarqué, Dany s’est fait dérober son appareil photo.

 

 

 

En vol

Avant tout :

BON ANNIVERSAIRE JOANNE. Plein de bisous.

Ce coup ça y est… Réveil un peu matinal… Voiture + Bus + Shuttle pour embarquer comme prévu à 10h30. Décolage à l’heure avec Saudia AirLines, puis 6h30 d’avion. Au passage, Saudia est une compagnie de très bonne qualité… autant qu’Air France… Nous survollons l’Italie, l’Egypte (Dany et Gaby ont clairement distingué le Nil), la mer rouge et puis l’arabie saoudite.GEDSC DIGITAL CAMERA

Et puis 8 heures d’attentes… 8h pour jouer au triamino, à lire, à refaire le monde…. Quoiqu’on s’est rendu compte qu’il faudrait plus de temps d’escale.

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Et puis décolage à nouveau avec Saudia à 3h10…. Là, le standing est moins poussé, mais on vole la nuit et on va quand même essayer de dormir. Ce qui n’était facile pour aucun de nous 4.

Arrivée à Dhaka avec 32° et une bonne impression d’humidité.

Tout semble bien organisé, mais d’emblé on sens bien que l’anglais bengalais va mettre un peu de temps à être apprivoisé.gaby_bagages_mini

Longue attente pour récupérer les bagages… Plus d’1h30… La plupart des bagages de nos copassagers étaient en carton soignement ficelés et emballés. Et cela avait un coté assez amusant de voir ces ballots se déplacer sur le tapis roulant. A coté de ça, nos valises bien occidentales tardaient à venir mais étaient facilement repérables. 

Promis demain le récit parlera de ce qu’on voit. Du Bangladesh.

Bises à tous.

 

DEPART

Nous voila donc en route pour une voyage de 3 semaines…. On oublie toujours quelque chose… n’est-ce pas Marie Christine?

Là, nous avions oublié de vérifier les horaires du train… Résultat : notre train Rouffach Mulhouse a éte annulé et le seul moyen d’être à l’heure pour le train Mulhouse Paris était de prendre un taxi…. Une BMW série 7, s’il vous plait…. tant qu’à faire.

Donc voila… une chose étant oublié on peut partir tranquille (dixit Daniel).

A Paris nous retrouvons Ya Gaby, Dany, Ya Bertrand, Yvon, Fanny et les garçons Chris et Iona….

Un moment de retrouvailles, un moment de chaleur, le temps d’échanger quelques nouvelles de maman, du Congo, des vacances, etc…

 

 

 

 

 

 

A Conflans Sainte Honorine où nous passons notre nuit, Kébir nous a concocté un merveilleux Tajine comme il sait les faire. Là encore retrouvailles chaleureuses avec Thérèse et Kébir… Une manière douce d’enlever le stress du voyage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J-3

Bon, voyons….

  • Le carnet de vaccination…. Zut le vaccin contre la fièvre jaune n’est plus à jour….Heureusement il n’est pas nécessaire après vérification..
  • Les vêtements… On recommence tout  Enlever tous les jeans… Remplacer par les pantalons en toile d’Afrique….
  • Comment on trouve nos sièges dans l’avion ? Où sont les billets ? …. 30 mn plus tard…. OK aussi 
  • Certaines, que je ne nommerai pas, m’ont conseillé d’aller chez le coiffeur……. C’est fait aussi…

 

Généralement on oublie toujours quelque chose… N’est-ce pas Marie-Christine ? On verra ça à Dhaka.

 

J-7

Dans 7 jours nous serons dans l’avion. A Riyad plus exactement.

Les choses se précisent.

Nos étapes du voyage prévues sont celles-ci :

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Bien sûr les choses peuvent changer en fonction des opportunités ou des contretemps du moment.

Rencontre avec Gaby et Dany à Montpellier jeudi pour finaliser un peu tout ça.