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Epilogue

Voici bientôt 2 mois déjà que nous sommes revenus de notre voyage au Bangladesh. 2 mois pour laisser décanter et digérer les émotions générées par nos multiples découvertes et rencontres. Mais que dire réellement des 3 semaines passées dans le pays adoptif de Mélody ?

 

Du mercredi 24 Juillet au mercredi 15 Août

DSCN1363miniAprès le plaisir des retrouvailles, les surprises des lendemains et les interrogations permanentes, nous avons tenté de nous fondre dans la société bengali, de nous initier à la culture et aux mœurs locales. Vaste programme et grande ambition : nous nous sommes contentés d’observer et d’admirer, de nous étonner et parfois de nous indigner, de comparer, de nous interroger……. Rien de ce que nous avons vu, entendu, senti, goûté ou touché ne nous laissera indifférents et nous avons été avides de découvertes, d’expériences nouvelles : tester, essayer, comprendre.

Pas facile de dire vraiment ce que nous avons aimé le plus, tant les images et les événements se sont bousculés simultanément, intensément. Nous avons été sans aucun doute émerveillés par la beauté des paysages mais aussi et surtout par la vitalité d’une population paysanne qui, chaque jour que Allah, Shiva, Bouda ou Dieu fait, part à l’assaut de ce vaste territoire. Un acharnement vital et naturel pour faire de ce delta oriental un magnifique panorama agraire. Une vitalité et un sens de l’action ou de la débrouille que l’on retrouve dans les centres urbains, sur des marchés animés et hauts en couleurs, dans les quartiers, les centres commerciaux. Plus difficile cependant de supporter ici, l’insalubrité ambiante et omni présente qui, notamment dans les grandes agglomérations, donne au pays une image de « grosse décharge à ciel ouvert » même si les campagnes semblent épargnées. Pas facile, en effet, avec une démographie galopante (plus de 160 millions d’hab. sur quelques 145000 km² dont les 2/3 inondés) et une densité parmi les plus fortes au monde, de faire face aux exigences de la vie en communauté. L’extrême concentration se double ici d’une extrême pauvreté dans un pays où le niveau de vie et d’éducation est officiellement parmi les plus bas au monde. Triste situation dont profitent royalement et cyniquement les puissants voisins de la sous région et du Moyen Orient, mais pas seulement. Le grand capital industriel et financier a flairé le filon, exploitant les opportunités d’une main d’œuvre bon marché et corvéable à merci. En effet, avec une parité de 1€ pour 100Tk (Taka : la monnaie locale) et un « smic industriel » avoisinant les 1000Tk mensuels, on vous laisse préjuger du décalage de la situation qui, paradoxalement, fini par « faire aussi notre bonheur », nous touristes européens et privilégiés.

Nous avons disions nous, été émerveillés par la beauté des paysages et des espaces naturels mais pas seulement. Les visites et la découverte des vestiges et autres monuments historiques (temples, palais, lieux anciens ou contemporains) nous ont bien tenus en haleine et nous avons apprécié l’organisation générale du pays du point de vue des infrastructures et de l’aménagement du territoire par exemple :

–          Electrification à l’échelle nationale,

–          Accessibilité à l’eau même si elle n’est pas toujours potable,

–          Accessibilité par route, air, rail ou bateau de toutes les localités mêmes les plus reculées.

 

Le réseau de transport intra et inter urbain est bien développé et plutôt performant. En ville, le mode de transport idéal est incontestablement, l’incontournable CNG (Compress Natural Gas). Roi des embouteillages et de la dextérité, il n’a pas d’égal pour affronter le tohu-bohu du trafic quotidien.

Evoquons l’insalubrité permanente, la pauvreté endémique et ce qui semble être son corollaire : l’insécurité ambiante. Ce qui frappe principalement à Dhaka mais aussi dans toutes les grandes villes du pays, c’est l’omniprésence des gardiens à toutes les entrées des immeubles. La présence de policiers armés est visible ainsi que celle de milices privées chargées de sécuriser les quartiers. Le sentiment d’insécurité se renforce au vu du « barricadage » systématique et intégral des bâtiments et des appartements dont les « ouvertures » sont toutes munies de grilles de sécurité ainsi que les balcons. Une pratique architecturale et sécuritaire qui laisse dubitatif en cas d’urgence ou de nécessité d’évacuer. Au delà de cet aspect pratique, on peut néanmoins espérer (et encore) que cela permet d’offrir à tout un secteur économique, celui du bâtiment en nette progression, des marchés et des débouchés réels pour des entreprises locales et donc des ouvriers locaux…….. On réalise à peine et on comprend un peu mieux les enjeux cachés dans un pays où une classe moyenne et une jeunesse locale tentent d’exister entre l’extrême pauvreté d’une part et d’autre part, l’insolente richesse d’une bourgeoisie locale et/ou internationale, mercantile, industrielle, politique ou arriviste.

Une question fondamentale qui est aussi un défi à la société bengali toute entière, une société qui doit faire face aux réalités et aux contraintes de la mondialisation et celles, toutes aussi cruciales, des traditions, des encrages culturels sociaux et religieux.

Nous avons visité un pays fascinant, envoûtant, parfois inquiétant mais jamais menaçant. Un handicap et un grand regret cependant : celui de la barrière de la langue qui n’a pas toujours permis d’approfondir certains échanges, d’ouvrir d’autres perspectives, de prolonger des rencontres.

Enfin, nous voudrions remercier Melody pour son accueil et pour toute l’organisation de notre séjour. Merci à Anne qui a assuré la relève et qui a permis que notre fin de séjour se passe dans la plus grande sérénité. Merci à Sylvianne avec qui nous avons partagé les souvenirs de Rajshahi. Merci à Razzack et à son guide-chauffeur pour leur accueil et tout l’accompagnement dans nos pérégrinations locales. Merci aux amis de Melody et Anne (Anna, Thomas, Santiago, Plabon, Sami,…….) que nous avons croisés le temps d’un repas, d’une ballade et qui, de loin ou de près, nous ont accompagné dans notre aventure Bangladeshi. Merci à tous les inconnus et anonymes que nous avons croisés au gré des événements et qui nous ont spontanément aidés pour trouver un chemin, négocier un CNG ou un paiement, découvrir un lieu, se restaurer, se reposer……).

Merci enfin à Claude et Norbert de nous avoir entraîné dans cette aventure, dans cette découverte et au final dans ce beau voyage.

 

Gaby et Dany

Claude et Norbert

Going, going, gone

Ce titre d’une chanson de Bob DYLAN (comme presque tous les titres de ce blog sur notre voyage) pour introduire notre retour vers la France.

Malgré le Hartal de ce 13 Août notre voyage de retour vers la capitale s’est fait sans soucis.  Le train est parti à 7h20 précise et est arrivé vers 13h sans retard à Dhaka.

Dhaka où la pluie nous accueille…
Dhaka encore un peu calme du fait de l’Aïd et du Hartal…
Dhaka avec ses rues inondées dès qu’une grosse pluie s’abat…
Dhaka avec ses chauffeurs de CNG qui forcent l’admiration pour leur habileté et leur maîtrise de leur véhicule. Enorme contraste entre leur conduite et celle de leurs collègues de Rajshahi.

2013-08-13_1petitNotre voyage touche donc à sa fin… Dernières courses… Dernière soirée en compagnie d’Anne et de Sylvia. Dernier repas Bengladeshi.

Notre avion décolle à 14h ce qui nous oblige à aller à l’aéroport le matin vers 10h. Là encore il faut qu’on prenne une marge de sécurité à cause de l’hartal.

Notre avion arrive à Riyad à 16h45 (soit 14h45 à Paris). A nouveau 8h d’attente pour décoller de Riyad à 00h30 (22h30 à Paris). On arrive à 5h45 àà Roissy.

 

 

2013-08-13_2petit

Nous retrouverons Melody chez nous… C’est grâce à elle que nous avons découvert ce petit pays tellement méconnu.
Nous aurons beaucoup à raconter… Peut-être surtout à digérer ces 3 semaines. Réfléchir aux contrastes avec l’Afrique.
Ces populations différentes, cette culture différente…
Des problématiques de survie quelque peu différentes, mais les mêmes sourires, le même courage.

Les mêmes attitudes qui forcent le respect……….

My sweet Lord

Avant tout…

Bon anniversaire Thérèse.
Plein de bisous de nous tous. On fêtera ça dans deux jours à Paris.

Tout le monde connaît sûrement cette chanson de Georges Harrison dans laquelle il chante Hare Krishna. Cette chanson me trottait dans la tête toute la journée du fait de la visite de multiples temples Hindous de Puthia.

GEDSC DIGITAL CAMERADès notre arrivée, une foule immense pour fêter Bombom, Autre nom donné à Shiva. Nous avons une chance inouïe de voir tous ces hindous rendre hommage en faisant des offrande de lait de coco à cette déesse.  La fête n’a lieu que deux fois dans l’année. Le lait de coco permet également de nourrir les serpents, parait-il, et en particulier un gros cobra qui demeurerait ici. On ne l’a pas rencontré.
La foule tourne en sens antihoraire autour de la tour du temple en tenant sur la tête un pot ou une bouteille contenant le lait. Ils crient à tue-tête BOMBOM BOMBOM. C’est un spectacle très émouvant que de voir la ferveur de ces gens.

Puthia est une petite commune qui regroupe 9 temples différents en plus du palais construit au XVI° siècle du Raja de Puthia, Bhatsacharya .

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Toute la matinée nous passons de temples en temples, les uns plus majestueux que les autres, pour Shiva, pour Krishna. Nous nous amusons de notre guide local qui, son sifflet en bouche, à des allures de chef de gare. Ses coups de sifflet ont pour objectif de nous ouvrir la voie dans la foule, mais aussi de nous interpeller si nous ne suivons pas ses commentaires ou déplacements. Malgré son air sévère et protocolaire, il est extrêmement sympathique et délicat.

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Les fidèles sont tous habillés de très beaux vêtements de couleur. Sur leurs fronts des marques rouges ou blanches comme le font les hindous.

 

 

 

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Dans l’après-midi nous visitons une fabrique de fil de soie. Technique connue qui consiste à élever des vers à soie et à extraire le précieux fil des cocons.

Pour finir notre journée à Rajshahi, nous descendons au bord du Gange pour voir le soleil se coucher. C’est toujours un spectacle magnifique que de voir le soleil disparaître derrière cette masse d’eau que constitue un grand fleuve… Le Sénégal, le Congo, le Mississipi et maintenant le Gange… A chaque fois je ressens un certain apaisement, un calme intérieur…

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Une ambiance romantique qui donne envie de sourire et de rêver.

Nous pensons à la fin de notre séjour… A toutes ces découvertes faites au Bangladesh. A toutes ces richesses humaines et de vie. A toutes ces difficultés…

On pense à tout ceux qui nous manquent.. A tout ceux qu’on aime et que nous retrouverons dans quelques jours. A tous ces amis dont on n’a plus de nouvelles et pour lesquels on s’inquiète…

 

Elle dit tout ça aussi la chanson de Harrison….

With God on our side

GEDSC DIGITAL CAMERANous avons été aujourd’hui dans une briqueterie. Elles ne sont pas en fonctionnement en saison des pluies car beaucoup d’entre elles sont en zone inondable. Néanmoins nous avons pu étudier un peu leur fonctionnement. Des fosses situées tout autour de la cheminée contiennent les briques à cuire. Lorsque les briques sont placées, elles sont recouvertes de terre pour fermer le four. Le combustible est mis dans le four par des orifices se trouvant sur la partie supérieure. Les fumées s’échappent par des conduites forcées vers la grande cheminée. Toutes les manipulations sont manuelles. Autour de Dhaka il y a près de 900 installations de ce type. Plusieurs milliers dasn le pays.

Nous avons visité 3 vestiges du passé se situant assez loin de Rajshahi.
Le premier, Paharpur, est une vieille université Bouddhiste datant du 8° siècle. A cette époque elle accueillait 1000 moines. Mais l’hindouisme puis l’islam en sont venus à bout.

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Le deuxième vestige n’était qu’une ruine de l’ère Hindouiste : Mahasthan Garh… Plus grand chose à voir.

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Pour finir, la visite d’un palais Hindous magnifique : Boro Torof. Sûrement de la même période que ceux vus il y a 4 jours.

 

 

 

 

 

 

 

Le plus étonnant est l’attitude des Bangladeshi… Ils étaient sur des vestiges de leur pays, et ils nous ont photographiés sans relâche sur les 3 sites. Des paparazzis en puissance. Au début c’est drôle, à la fin ça devient pénible.

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Bises à tous

On the road again

Nous voila donc à Rajshahi avec Anne et Sylvia. Anne est une grande amie de Mélody et Sylvia est une amie d »Anne. Toutes deux sont Suisses et travaillent pour des ONG de leur pays. La première sur la problématique du traitement des déchets ménagers à Dhaka, et la deuxième sur le traitement de l’eau au Bangladesh. Nos discussions avec elles sont vraiment intéressantes.
GEDSC DIGITAL CAMERAPour arriver jusqu’à Rajshahi, nous survolons une nouvelle fois le Bangladesh, mais du centre au Nord cette fois ci. Je suis a nouveau impressionné combien ce pays est envahi par l’eau. 10% du territoire est situé en dessous du niveau de la mer et l’altitude moyenne n’est que de 10m… Partout des rizières et des zones inondées. Les maisons sont construites aux abords des rivières, des étangs… L’eau omniprésente. Toujours….

Elément naturel vital, mais élément mortel parfois avec les nombreux noyés chaque année lors de la montée des eaux.
Un autre aspect qui nous étonne dans ce pays depuis le début est la bonne couverture du réseau routier et l’état des routes. Les routes principales que nous avons utilisé, sont toutes revêtues d’un bitume en très bon état et même les routes secondaires, ou les routes de quartier sont bitumées. Peu de nids de poules. Dans Dhaka, de nombreux ponts se construisent pour essayer de rendre le trafic plus fluide avec des (auto)routes aériennes. A Banderban, nous avons vu les militaires réparer les routes abîmées… A Dhaka les trous dans les chaussées sont réparées la nuit…

Dans les petits villages, là où le bitume n’est pas arrivé, là où cela coûte trop cher, les rues sont pavées de briques rouges en terre cuite fabriquées localement.GEDSC DIGITAL CAMERA
Nous avons vu de nombreuses briquetteries entre Chittagong et Banderban, entre Banderban et Cox Bazaar… Aujourd’hui encore, nous en avons survolé beaucoup à Saidpur et à Rajshahi. Dans tout le pays on voit des empilements de ces briques qui servent à la construction et aux routes. Une industrie surement ancienne, des méthodes de fabrication surement peu optimisées mais qui ont fait leurs preuves et qui permettent de garder un réseau de transport correct.
Comme il n’y a pas de galets au Bangladesh, ces mêmes briques sont broyées pour faire du béton concassé?

Rajshahi est une ville calme… On y est arrivé tard, mais à première vue pas de grandes agitations.

Le propriétaire de l’hôtel nous a garanti qu’il n’y aura pas de problème avec le train et l’hartal. Nous restons donc sur l’idée de prendre le train le 13 au matin.

Tout devrait bien se passer Inch Allah comme on dit ici.

 

Seven days

Eh oui… Dans 7 jours nous serons à nouveau chez nous…

Nous sentons tout doucement notre séjour arriver à son terme. Le besoin  de ralentir le rythme.
Aujourd’hui, nous avons décidé de moins marcher, de sortir moins longtemps… de nous reposer et de lire… Histoire de récupérer de la fatigue accumulée les 15 derniers jours.

A moins que notre besoin de repos s’explique par le fait que c’est la fête de l’Aïd (Eid en Anglais)…

Le ramadan est terminé… Terminé aussi – peut-être – les bruits nocturnes, les chants et rires des voisins qui a 3h du matin mangent et font des réserves alimentaires pour la longue journée à venir. On sera peut-être moins réveillés la nuit, même si, le chant du muezzin à toujours un caractère un peu étonnant.

GEDSC DIGITAL CAMERADhaka est incroyablement calme aujourd’hui. Une quiétude presque inquiétante au regard de ce que nous avons vécu comme tumulte jusque là dans cette ville.
Dans les rues, les passants sont endimanchés. Nouveaux saris, nouvelles tuniques encore brillantes par la cire pour les hommes. Nos petits amis de la rue aussi sont tous beaux.
Les rickshaw semblent désolés… ils n’ont pas de travail car il n’y a presque personne dans les rues… ils nous interpellent encore plus que d’habitude.
Les commerces sont fermés et sur le Gulshan Circle 2, gros rond point à 500m du logement de Mélody, il n’y a quasiment pas de voiture.
Mélody tu aurais du mal à le croire….
Tout le monde reste en famille et mange la nourriture préparée les derniers jours.

Nous partons demain pour Rajshahi.
Il y a toujours une grosse incertitude quant à notre retour. Les choses se préciseront surement demain lorsque nous serons sur place.

Suite au prochain épisode…..

 

Dirt road blues

Sonargaon était l’ancienne capitale du Bangladesh jusqu’au XVII° siècle. Située à 25km au sud-est de Dhaka, nous décidons d’aller visiter, sur les conseils de Mélody et d’Anne, cette ville dans la journée.
« Lonely Planet », notre guide, explique qu’il faut se rendre à la gare routière de Sayedabad pour y prendre un bus qui coûterait 35 takas (35cts).

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Arrivés à cette gare, tout est en travaux et la route est envahie par la boue… La rue est noire de monde, car pour la fête de l’Aïd, les habitants de Dhaka quittent la ville pour fêter en famille et à la campagne. Nous allons de bureau de ventes en bureau de ventes pour trouver l’endroit où on pourrait acheter nos billets, mais rien à faire. Visiblement les billets de bus pour Sonargaon ne se prennent plus là. Il est de plus difficile de trouver quelqu’un qui parle l’anglais. Même notre prononciation du nom de la ville pose problème, car certains comprennent qu’on souhaite aller à Chittagong…
Finalement, nous rencontrons un jeune homme qui parle bien l’anglais et qui essaye de nous aider. Il nous sert de traducteur auprès d’un homme qui, nous l’avons compris plus tard, est un propriétaire de CNG.
Ce dernier nous appelle donc un de ses chauffeurs pour nous conduire vers notre objectif pour 3500 takas, aller et retour. L’Aïd a généré un peu d’inflation…

Nous partons ainsi pour une ballade de quelques heures avec un chauffeur, dont nous ne savons absolument pas s’il sait où il doit nous emmener et ce qu’on lui paye.

Personnage sympathique aux dents abîmées et à la langue rougie par le masticage des feuilles de bétel.  Son CNG n’est pas des plus récent… Le bouton du klaxon est défectueux, il actionne donc l’avertisseur sonore en mettant en contact un fil dénudé et le guidon du véhicule qui fait masse.

Il ne connait visiblement pas Sonargaon, mais, de questions en questions posées aux passants, nous arrivons à visiter les lieux recommandés par le guide.
GEDSC DIGITAL CAMERAEn particulier,  les ruines de Painam Nagar.
Il s’agit d’une rue dans l’ancienne capitale qui regroupe des habitations datant des années 1900 construites par de riches commerçants Indous. Les maisons sont ornées de sculptures, de colonnades, mais sont malheureusement abandonnées… La nature à repris ses droits sur la pierre.

La mosquée également présente beaucoup d’intérêt car c’est l’une des plus ancienne du Bangladesh.

Sur un pré, un boucher découpe une vache en morceau. La fête de l’Aïd aura été meurtrière pour les animaux.

 

De retour à Dhaka, nous retournons dans la vieille ville.

Notre chauffeur décide de prendre des raccourcis qui passent inévitablement par des chemins boueux. Les odeurs nous provoquent parfois des hauts-le-coeur. Des odeurs auxquelles nous ne sommes pas habitués,.. qui vous prennent à la gorge… Nous passons à coté d’un bidonville.

Le CNG patine dans un amas de boue… Il faut sortir, le pousser….

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Ca fait rire tout le monde dans la rue.  Mes sandalettes sont pleines de boue maintenant et mes orteils sont noirs de saleté.

 

Old Dhaka tout comme Dhaka s’est dépeuplé en raison de l »Aïd. Il est agréable de s’y promener… Une autre atmosphère comparé à l’ambiance d’il y a une semaine.
On remarque des façades que nous n’avions pas vu la première fois.  Des sculptures, des maisons présentant beaucoup de charme si elles étaient restaurées et mises en valeur.

On devine que de riches industriels, colons ou commerçants ont vécu là… Sont partis avec l’indépendance de l’Inde peut-être ou lors de la séparation de l’Indo-Pakistan ou à la guerre de 71. Ou simplement ont-ils fait faillite.

Parfois les façades sont cachées derrière d’horribles murs sales et très ordinaires. Parfois,  une boutique dans laquelle sont vendus des bananes, du riz ou autre chose a été construite juste devant.

Il y a ici un vrai patrimoine qui se perd par faute de moyen.

 

Le Hartal a été décalé au 13 et 14 août. Ça ne nous arrange pas vraiment, car nous somme sensé quitter Rahjahi en train le 13 et le Bangladesh le 14.  Pour l’instant nous avons eu beaucoup de chance pour ce voyage. Il n’y a pas de raison que ça ne se poursuive pas.

Et puis, on a un anniversaire à fêter le 18 août .

Bises à tous

In the garden… again

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Et voila nos petits amis du quartier qui nous font la fête depuis que Mélody est partie. « Hey bandou »
Ils s’amusent par le fait que nous les fassions monter lorsqu’ils s’accrochent à nos bras.

Il pleut un peu… Le temps est menaçant.

Nous décidons de nous promener aujourd’hui au jardin botanique de Dhaka.
Le jardin côtoie le zoo que nous préférons ne pas visiter, mais nous entendons, au loin, le cri des singes et des lions.
Le parc est relativement grand et est bordé par quelques étangs. Il n’est pas très bien entretenu… rien à voir avec le parc de Wesserlin pour ceux qui connaissent, mais nous avons néanmoins croisé plusieurs employés qui désherbaient, plantaient, tondaient, etc….

 

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Je n’y connais pas grand chose en botanique… ce n’est pas un secret… j’arrive à distinguer les roses des tournesols, et les tulipes des coquelicots… Pareil pour les arbres : je reconnais un bananier d’un chêne et c’est presque tout.
Donc, il y a dans ce parc, de « belles » fleurs et de « beaux » arbres….
La notion de beauté étant toute subjective, n’est-ce pas!
On y trouve aussi des bosquets de bambous dont les tiges avoisinent les 10cm de diamètre… Impossible de les déterrer ceux-là. Pas besoin de serre, pas besoin d’irrigation.

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Des couples d’amoureux se promènent ou sont assis sur les bancs. Il ne se touchent pas, ne se regardent presque pas, surement se parlent-ils. Comme nous l’expliquait Melody, avant le mariage, les jeunes couples ne font guère que de se promener et de se parler pour apprendre à se connaître. Les relations sont très distantes.

Des familles se promènent comme nous.
Ils nous prennent en photo…
Les Bengladeshi adorent nous prendre en photo. Deux femmes blanches qui accompagnent un homme noir habillé à l’occidentale mais qui ne doit pas être Bengladeshi et un homme blanc habillé à l’africaine mais qui ne doit pas être africain… Une curiosité…
« Where do you come from ? » nous disent-ils à chaque fois. « From France », et ils rajoutent souvent, étonnés « Oh France ! But, all of you? ». Ya Gaby les intrigue toujours autant.

Nous avons rencontré très peu d’africains ici pour ne pas dire aucun. Rien d’étonnant donc.

 

Where Teardrops Fall

Il y a un sujet qu’on n’a pas encore abordé jusque là, c’est la mendicité. Nous sommes tous les quatre persuadés que de donner à chaque coin de rue, ne changera rien, tout au contraire, mais c’est pour nous à chaque fois une épreuve que de devoir affronter les regards et de dire NON. Parfois on donne, mais cela ne fait qu’augmenter la demande… ça ne fait qu’augmenter les espoirs déçus de tous ceux qui attendent.
Les artères principales sont envahies par les mendiants en raison des embouteillages nombreux qui obligent les automobiliste à s’arrêter. Pour les nécessiteux, des donneurs potentiels.
Plus que dans les pays africains, plus qu’en Ethiopie qui à la réputation d’être très pauvre, on trouve ici des enfants qui dorment sur des cartons au bord de la route, des hommes ou des femmes estropiés, sans bras ou sans jambes, parfois les deux, aveugles, défigurées…
On ne s’y habitue pas… on en rêve la nuit parfois…

Et ces enfants qui nous poursuivent dans la rue en criant « bandou (ami)…. taka ».  Ils sont mignons comme tout, et on ne peut rien faire de durable.
Tous ces gens ne seraient-ils pas mieux dans leur villages à cultiver?
Mais le problème agraire est un autre problème ici ?
Et ils seraient une charge de plus pour la famille…

Le Bangladesh est un pays musulman et pour les fêtes de l’Aid, mais aussi pour d’autres occasions, ceux qui suivent le Coran doivent venir en aide aux plus nécessiteux. Nous voyons ces mendiants avec des billets de 10 takas (10 centimes d’euros)…. Pourquoi lui, pourquoi pas l’autre ?
Je repense souvent à cette phrase de Jean ZIEGLER : « L’autre est moi, et moi je suis l’autre ». Nous avons la chance d’être né du bon coté… et malgré cela nous nous plaignons…
On aimerait plus : un nouveau smartphone, boire une bonne bouteille, avoir une autre guitare, une voiture plus confortable…
Le problème est tellement complexe.. Avant d’aller pour la première fois en Afrique en 1984, je pensais que l’aide au développement par le biais des organismes internationaux ou des ONG serait la solution… et j’ai déchanté… le problème est bien politique et au niveau mondial, pas local.
Bien sûr toute aide est bonne à prendre, et les ONG font un travail incroyable et formidable. Nous discutions avec Lisa, une amie d’Anne qui travaille dans un bidon ville de Banani. Son organisme permet une formation rapide  à un métier (électricien, charpentier, mécanicien, réparateur de téléphone, etc…) aux jeunes des bidon-villes par une forme d’apprentissage. C’est remarquable et ne peut être que positif pour tous ceux qui peuvent en profiter. C’est juste que l’échelle est minime… cela ne peut être qu’une expérimentation.

C’est un débat long et compliqué pour lequel il n’y a pas qu’une seule réponse.
Nous sommes contents Claude et moi d’être ici avec Dany et Ya Gaby pour pouvoir en parler ensemble, partager, espérer, refaire le monde.

GEDSC DIGITAL CAMERAPour parler d’un sujet plus léger… Ces dames (Dany, Anne et Claude) se sont fait faire des dessins au Hénné cet après midi. Tradition dont Thérèse pourrait nous parler longuement  car c’est aussi en lien avec sa thèse.
C’est simplement magnifique.
De la dentelle sur le corps.

De nombreuses femmes musulmanes se font faire ces dessins, sur les mains, sur les pieds en prévision de la fin du ramadan et de la fête du mouton qui aura lieu le 8, 9 ou 10 août.

La main blanche est la main d’Anne. Ses deux paumes sont recouvertes d’Hénné ce soir. Claude et Dany se sont fait peindre des dessins sur les chevilles.

Et voilà le résultat :

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Anne
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Claude
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Dany

 

 

 

 

 

 

Slt les blogueurs, chers amis.

GEDSC DIGITAL CAMERAMerci de votre fidélité et de nous suivre dans nos pérégrinations orientales. Aujourd’hui, changement de chroniqueur et nous espérons que la tonalité de message ne s’en trouvera pas altéré.Nous voici donc à plus de la moité de notre voyage au Bangladesh et Norbert vous a conter au jour le jour les péripéties de notre séjour.  Après le Nord Est et le Sud du pays, nous voici donc de retour à Dhaka où nous allons demeurer une semaine avant de nous envoler vers le Nord Ouest si tout va bien. Notre programme en perspective: écumer les environs de la capitale et nous y immerger autant que faire se peut. Il y a tant à voir et à faire. De ce que nous avons fait et vu, nous avons un regard mitigé. Dhaka, capitale tentaculaire  et cosmopolite, compte entre 15 et 3O millions d’hab. L’incertitude du nombre donne une indication de l’improbabilité des situations et de l’approximation au quotidien. Les conditions de vie, la pauvreté ambiante laisse assez perplexe et on se demande bien comment le pays, classé dernier sur l’échelle des PVD, peut s’en sortir. En dépit de tout, on sent bien le dynamisme de la population, entre débrouilles et projets d’avenir, mais ici comme partout ailleurs, le développement est un cheminement bien plus long et bien plus complexe. Nous vous disons à bientôt pour d’autres échanges et autres partages.

Man on the street

Journée calme… Journée courses et shoping.
J’ai fait réparé mon téléphone dans une boutique de téléphone. En 2 heures l’affaire était réglée.

Nous somes allés également au commissariat de police pour signaler le vol de l’appareil photo. Un commissariat de police comme ceux qu’on a connu enAfrique. Un nombre important de policiers, des allés et venus, des policiers qui lisent le journal et des usagers qui attendent. L’inspecteur qui nous a reçu est d’une gentillesse comme tous les bangladeshi que nous avons croisé ici… Serviable et soucieux de nous aider. Adorable…

 
Melody est partie. Nous voila tous seuls pour organiser nos journées.
Mais Anne, la grande copine de Mélody, super gentille, sera là aussi toujours prête à rendre service.
Le hartal n’a pas été annulé jusque là, mais nous maintenons notre voyage. Les risques de problèmes seront très minimes.

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J’aime beaucoup cette photo prise cet après midi, lorsque nous étions dans les bouchons au retour de l’aéroport.

Le bus était à l’arrêt devant cette affiche.

Comme si les voyageurs essayaient de s’échapper… Comme si la seule issue pour eux serait de passer le mur. Est-ce pour quitter l’embouteillage, ou la situation difficile dans laquelle vit la majorité de la population ?

 

 

Et ces mots « Life impossible »… Ca peut vouloir dire plein de choses :

  • Impossible de s’en sortir
  • Impossible de vivre là
  • Mission impossible

Les personnages de l’affiche semblent faire un gros effort sans atteindre leur objectif .  Comme tous ces habitants, comme tout ce pays.

Et ces voyageurs qui, impassibles, patients, attendent que la circulation soit plus fluide afin que le bus puisse avancer pour les ramener chez eux, chez ceux qu’ils aiment. Ils rêvent peut-être d’un pays où il n’y a pas de problème de transport.. Pas de problèmes du tout.

Cette photo a quelque chose de terrifiant si on l’analyse dans le contexte du pays.

Je ne comprends pas le message de la compagnie de téléphone AIRTEL. Peut-être avez vous une autre interprétation.

 

 

Highway 61

GEDSC DIGITAL CAMERAIl est difficile de raconter la circulation à Dakha. Nous avons roulé au Congo, ce n’était pas évident mais faisable avec un peu d’adaptation. Nous avons connu la circulation dans d’autres pays d’Afrique, mais Dakha n’a rien à voir. Tout se fait au feeling et au culot; Dès qu’une petite place se libère on s’y engouffre quitte à rouler à contre-sens.

Il y a des feux rouges qui fonctionnent mais personne ne les respecte. Seuls les policiers, à certains carrefours, réglementent quelque peu la circulation.
Celle-ci est très dense et les embouteillages permanents… Pire, bien pire qu’à Pointe Noire. Il nous a fallu presque 2 heures aujourd’hui pour aller de Banani (notre quartier) à New Market qui se trouve à environ 10km. Impensable de faire ça tous les jours A/R pour aller au travail, et pourtant…

La nuisance sonore est infernale. Tout le monde klaxonne pour signaler à l’autre qu’il existe, qu’il arrive, qu’il dépasse, etc…

Les CNJ possèdent des grilles pour protéger les usagers des voleurs, des mendiants ou des agressions. Dans la circulation, il serait en effet  impossible de rattraper un voleur à la sauvette qui serait à pied ou en moto. Dans les autres villes, nous n’avons pas vu des CNJ comme ceux-là. Des pic Pocket il y en a…

On peut se poser la question de savoir quel est le remède à ce problème de circulation? Peut-être un tram qui circulerait du Nord au sud de la ville… Des nouveaux ponts sont en construction, mais pour les voitures. Il ne serait pas inconcevable d’y placer des rails… Le train semble bien fonctionner pourquoi pas un tram. Dans la circulation, nombre de voitures ne circulent qu’avec un passager, là aussi il faudrait éduquer, mais le problème n’est pas très différent chez nous.

Tout à fait autre chose : Nous venons d’apprendre ce soir qu’un appel pour un hartal a été lancé par le parti islamiste pour le 12 aout. S’il est confirmé, nous ne pourrons pas aller dans le Nord , à Rajshahi, car notre retour à temps pour prendre l’avion serait compromis.
Les hartals sont ces grèves générales que lance le parti islamiste pour pousser ses partisans à manifester leurs mécontentements. Parfois ça se termine violemment et bien sûr tout est bloqué dans les villes.
On en saura plus demain.

Beyond the horizon

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Nous survolons à nouveau le sud du Bangladesh pour nous rendre de Cox’s Bazar à Dhaka.
Au sol, nous voyons tous ces cours d’eau qui vu d’en haut ressemblent à des serpents, tous ces cours d’eau, ces lacs et étangs, toutes ces zones innondées… Certaines maisons sont construites au bord de l’eau. Etonnant que les fondations tiennent.
De retour à Dhaka, nous nous installons, Claude et moi, dans la chambre de Santiago le colocataire de Mélody. Gaby et Dany restent à l’hôtel.

Il fait très chaud à Dhaka, mais une pluie nous accueille, ce qui rafraîchi l’atmosphère.
Le tumulte de Dhaka contraste vraiment avec le calme des Hilltracts.
A l’hôtel, en cherchant nos bagages qui étaient restés en dépôt, le réceptionniste nous dit que le climat change au Bangladesh. Il y a 30 ans, ils avaient 6 saisons. Maintenant ils n’en ont plus qu’une. La température allait de 0°C à 30°C, maintenant elle avoisine en permanence les 30° parfois les 40°, et il n’y a plus de vraie pluie.
Les eaux montent… Dans les régions du sud, la nappe contient déjà du sel et les cultures ne donnent plus assez de récolte. Et en 2025 Dhaka comptera 30 millions d’habitants d’après les estimations des démographes…..

Derrière l’horizon, le ciel est sombre.


… out of the black.

GEDSC DIGITAL CAMERA4h du matin, les pêcheurs sont tellement bruyants que je ne peux pas dormir. La rivière à l’embouchure du fleuve est peuplée d’une dizainee bateau que je devine sans les voir. Il fait nuit….
Les moteurs des bateaux sont en marche, les lampes tempête éclairent leurs travaux et ils se parlent… La lampe tempête sur ma table me permet de voir les touches du clavier.
Par moment, on entend le bruit des rames lorsqu’elles frappent l’eau, les grincements des poulies, lorsqu’ils tirent les filets.
Que peuvent-ils se dire? Leurs exploits de pêcheurs? peut-être parlent-ils de leur belle, de  leurs enfants, de leur parents, de leurs soucis….
Parfois quelques mesures de musique provenant d’un poste radio… Seule distraction pouvant accompagner ce travail difficile.
5h du matin, le jour se lève, le bateau s’éloigne. La pêche est terminée pour celui-ci. D’autres travaillent encore espérant augmenter cette moisson provennat de la mer?
Drôle de métier qui les condamne, jour après jour à travailler quand les autres dorment.

5h15 Il fait jour, les derniers rentrent. Je peux éteindre la lampe.

Nous décolons de  Cox’s bazar à midi.

In the garden

GEDSC DIGITAL CAMERAAvant tout…
Bon anniversaire Anne-Marie de nous tous… Bisous, bisous, bisous.

Les bateaux de pêcheurs ont quelque chose de particulier. Ils ressemblent un peu aux bateau de pirate de nos films d’enfants. Pointus à l’avant et à l’arrière et surmontés de fanions de couleurs, parfois en lambeaux.
Les pêcheurs partent dans la nuit vers les deux ou trois heures. Le bruit de leurs moteurs nous ont réveillé. A bord 2 ou 3 personnes pour manoeuvrer et s’occuper des filets.

Le resort dans lequel nous séjournons est composé de bungalow construits avec des matériaux biodégradables ou recyclés. Ainsi certaines planches proviennent d’anciens bateaux. C’est vraiment un endroit paisible où on a envie de rester…

Tout autour des rizières et des gens qui travaillent le riz.GEDSC DIGITAL CAMERA

La birmanie étant toute proche, on troiuve ici beaucoup de temples boudhistes.

Nous en avons visité quelques uns.

Il y a quelques mois, de nombreux temples ont été détruits… brulés par des extrémistes. Les boudhistes reconstruisent donc les temples uns à uns sans se lasser.

Le premier temple visité était en bois. Sa reconstruction en béton est presque achevée.

GEDSC DIGITAL CAMERALe deuxième temple découvert presque au hasard était encore intacte, en bois, et gardé par un vieux moine qui parlait à peine. L’intérieur était très sombre. Quelques statuettes recouvertes d’or et bien gardées.

Dans un 3° temple nous avons rencontré des moines au pied d’une énorme statue de Boudha couché. Un moine était là pour 9 jours seulement… pour méditer. Ce temple aussi était en reconstruction après un incendie.

Curieux de rencontrer ces moines dans un environnement très musulman. Un mélange religieux très curieux entre musulmans, indous, chrétiens, boudhistes… dans le jardin de dieu.

Le soir nous allons nous baigner dans l’océan indien… Dernière occasion car demain nous repartons. L’eau est chaude… C’est la marée basse…. Les vagues ne sont pas trop violentes, tout au plus un mètre.

Chose curieuse sur cette plage, il n’y a presque pas de coquillages.

Demain : retour sur Dhaka 

 

Into the blue…

Avant tout …

Bon anniversaire Mamie Marinette. Plein de bisous de nous tous pour tes 80 ans.

Nous avions prévu, dans notre circuit, d’aller à Rangamati, mais une semaine avant notre départ, 7 personnes ont ét enlevées pour des raisons politiques dans cette ville.
Nous avons donc décidé d’aller plutot à Cox’s Bazar qui est un peu plus au sud à quelques km de la frontière Birmane.
Cette ville possède la plus longue plage au monde. 125km de plage sur l’océan indien. C’est plus touristique que Rangamati, plus touristique que tous les lieux où on a été jusque là…. plage oblige.
Nous reprenons un bus de Banderban vers Cox’s Bazar. 4 heures de bus…

Cette ville porte le nom d’un amiral anglais de la compagnie des Indes qui est passé par là.
Nous traversons de grandes étendues couvertes de rizières. Chaque parcelle est délimitée par des sentiers de terres. Dans certains cas nous voyons les herbes déjà hautes, dans d’autres on ne voyait que l’eau.
Sur certaines parcelles les hommes travaillaient à la houe en faisant un sillon dans la terre inondée, sur d’autres des gros motoculteurs, surement chinois faisaient la même chose.
Nous arrivons au Marmaid ECO resort…

Accueil très cliché avec le lait de coco comme boissons  d’accueil….GEDSC DIGITAL CAMERA

GEDSC DIGITAL CAMERAUn endroit un peu paradisiaque à 500m d’une plage de l’océan Indien. Notre bungalow donne sur l’embouchure d’un fleuve et nous voyons les pêcheurs préparer la barque pour la pêche de nuit.

 

Nous terminons notre soirée à discuter avec Anne et Melody du Bengladesh, à nous amuser du serveur du restaurant qui multiplie les efforts pour nous être agréable.

Soirée guitare pour finir avec Cabrel, Goldman et Neil Young car Melody à eu la bonne idée d’emporter sa guitare classique ici.

 

 

Imagine all the people….

Nous visitons aujourd’hui deux autres ethnies de la région des hilltracts. Dans les deux cas, les populations ont ces traits birmans déjà évoqués.
Les hommes de la première ethnis, les Morong, se reconnaissent par le fait qu’ils ont des cheveux très longs. Toutefois dans la famille qui nous accueille, l’homme à des cheveux juste mi-longs. La maison ressemble beaucoup à celle des Baum, mais elle est plus grande et il n’y a pas de pièces distinctes pour dormir. Cette ethnie est chrétienne également et vit de maraichage et d’élevage.
GEDSC DIGITAL CAMERA18 personnes vivent en permanence dans cette maison. Un sac de riz de 50 kg est placé sur le coté. C’est la consommation pour 15 jours. Un sac de cette quantité coute 1500 takas. Beaucoup d’argent au regard des revenus qui doivent être modestes.
Nos regards sont attirés par des objets très bizarres à base d’une calebasse et de tiges de bambous. Il s’agit d’instruments de musiques assez proches de la cornemuse par le principe, mais plutot de l’orgue par le son. La calebasse relie les 8 ou 10 flutes au tuyau par lequel le musicien souffle. C’est la première fois que nous voyons dans  les maisons un instrument de musique.

Des enfants dans un coin mangent un demi concombre. La maman évente le riz.
Nous nous rendons également dans une famille de l’ethnie Tripura. Les femmes de cette éthnie portent de grands colliers de petites perles autour de leur cou. Dans les lobes de leurs oreilles des gros anneaux argentés de 2 à 3 cm de diamètre. Une jeune femme fait du tissage avec un métier traditionnel. Il faut une centaine d’heure pour tisser un pagne de 4m x 1m mais nous sommes impressionnés par la qualité des motifs et du tissage. Nous lui achetons une écharpe de très belle qualité entièrement faite main. Le métier est posé au sol et les fils sont fixés à la taille maintenus sous tension par la position de la femme.GEDSC DIGITAL CAMERA
Dans l’après midi nous nous déplaçons à pied vers le sommet d’une colline. Il a plu. La piste recouverte de briques en terre cuite est extrèmement glissante et la pente est de 20 à 40%.
Les bangladeshis passent par là, parfois très chargé…
Chez les Tripura, nous avons croisé une femme qui portait une charge de bois sur 4km et d’un poids d’environ 30Kg placé dans un panier et tenu au front par une sangle. Ce type de portage ressemble énormément à ce que nous avons vu dans le nord du Congo en 1987.
Pour nous qui n’avons pas l’habitude, avec la pluie le déplacement sur cette piste est assez risqué.
Cela dit, le paysage de là-haut doit est magnifique, sauf que nous étions dans les nuages.

Comme vous l’aurez compris, la connexion Internet était mauvaise ces deux derniers jours d’où l’absence de photos. Je viens d’en rajouter.

 

 

Across the green mountain

L’accès aux hilltracts est contrôlée par la police. Il faut une autorisation pour s’y rendre… Les habitants de cette région peuvent circuler, mais ils prétendent que c’est plus difficile par le fait qu’ils ne sont pas musulmans…
Toujours beaucoup de verdure mais des petites collines, un peu comme les vosges. L’altitude maximale est de 1400m environs.
En traversant les villages de Chittagong vers Banderban, nous voyons beaucoup de mosquées mais les visages des populations changent. Un peu comme à Srimangal où les populations kashi avaient un type népalais ou birmans, ici, les gens sont typés également birmans. Les patois aussi semblent différents. Il y a 11 groupes ethniques différents nous dit-on.

Nous séjournons dans un « resort », la traduction française pourrait être « Complexe touristique », mais Lydia ou Aurore me contrediront peut-être. Le fondateur et propriétaire de ce complexe est un bengladeshi de 65ans environ très accueillant et disponible pour fournir des informations. C’est un lieu magnifique sur une colline qui offre une vue imprenable sur la vallée et, au loin, un temple boudhiste.
Pour ne pas perdre de temps à chercher certains points d’intérets, nous faisons appel aux connaissances d’un des employés de l’hotel pour nous guider… Son nom est Zemm BAUM.Il porte le nom de son groupe ethnique. Son anglais est approximatif. Les bengladeshi ne savent pas dire le son CH , donc ils disent TURT à la place de CHURCH, TILD au lieu de CHILD, etc… un peu difficile pour nous.

GEDSC DIGITAL CAMERANous commençons par une ballade jusqu’au fleuve Sangu… glissade assurée du fait de la boue et des pluies récentes. Nous descendons le fleuve jusqu’à Banderban pour nous promener dans la ville… puis nous nous rendons au temple doré boudhiste. C’est un temple relativement modeste mais bien entretenu et situé en hauteur, à 4km de Banderban. Avec Naomie, une canadienne qui loge avec nous, nous sommes les seuls présents sur les lieux. Il semble qu’il y ait 15 moines dans le temple mais nous n’en voyons aucun.
Non loin de l’hotel, nous visitons une cascade. Très jolie, mais les pierres sont glissantes. Je passe sur l’autre rive de rochers en rochers pour prendre des photos, mais le retour est plus difficile…  les rochers sont vraiment glissants et je termine mon déplacement dans une eau bien fraîche jusqu’à la ceinture. Aucun dégat si ce n’est le rétroéclairage de l’écran de mon téléphone qui s’est cassé.
Des enfants (aussi) se baignent dans la cascade. Deux femmes nettoient des légumes, des concombres je crois. 
Un peu plus tard nous nous rendons avec Zemm, dans son village. Il est de l’ethnie des Bawm, chrétiens protestants évangélistes ou presbytériens.GEDSC DIGITAL CAMERA

Les maisons sont construites sur pilotis pour compenser les dénivellés du terrain. le toit est en paille. Les murs et parois intérieures sont en bambous tressés finements en chevrons tandis que les montants de la maison sont en gros bambous bruts. Les sols et plafonts sont faits également de lames de bambons tressés en quadrillage ce qui donne un aspect élégant et offre des avantages certains pour le nettoyage. L’intérieur de la maison est très bien rangé. En plus de la pièce de vie,,la demeure possède une chambre à coucher commune à tous. Les deux pièces sont séparées d’une paroie sur laquelle est fixée un drap en guise de porte.Pour autant qu’on puisse en juger, au moins 5 perwonnes dorment ensemble.
A l’extérieur, le chef de famille trie les grains de riz avec son épouse, assis sur le peron de la maison. Les hommes assurent ici bon nombre de tâches. Ils vendent les produits aux marchés, ils font le ménage dans les hotels, ils font la cuisine dans les restaurants… Les femmes de leur coté ont en charge la maison : faire la cuisine, nettoyer la maison etc… Les charges semblent plus équilibrées qu’en afrique. Elles ont aussi une place politique reconnue; le premier ministe bengladeshi est une femme et cela depuis de nombreuses années.

Les soirées sont agréables dans les hilltracts. Il fait doux et on se plait à écouter les bruits de la nuit : insectes, vent dans les arbres, voix d’hommes au loin, grenouilles, oiseaux,etc… mais comme le disait un homme qu’on a croisé aujourd’hui : « good place for you… ». Le silence suivant cette affirmation voulait en dire long. Monter et descendre à longueur de journée, patauger dans la boue, supporter la chaleur et l’humidité, cotoyer la pauvreté à longueur d’année, on s’en lasserait vite surement.

Too much people for a small country

Avant tout….
Bon anniversaire Geneviève pleins de bisous et milles pardons pour le retard.

Il y a des jours où tout commence mal…
Pas réveillé dans ma tête ce matin à 7h… pas encore bu mes cafés. Je me trompe de chambre d’hotel et je me retrouve nez à nez avec un bengladeshi en longui en train de faire sa toilette. Le Longui est cette tenue traditionnelle portée par les hommes et qui est constituée simplement d’un tissu cousu de sorte à former un trube de tissu. Celui-ci enfilé, il se noue autour de la taille…

En retroussant le longui et en nouant la partie arrière le longui se transforme en short.
Le (nes)café de ce matin, ressemble étrangement à du thé…. Pas moyen de me réveiller.
Le thé est servi avec du lait et du sucre. Inconcevable, de ne pas y mettre ces deux ingrédients. Même chose pour le café sauf que très peu de gens boivent le café ici.

Nous partons de bonne heure pour prendre un avion à destination de Chittagong.
« In Bengladesh they’re too much people for a small country » me dit un bengladeshi dans le bus… La circulation est tout juste impossible… Le logement est un vrai problème.
La nuit, les trottoirs se couvrent de tentes de fortunes dans lesquelles viennent dormir des familles.
La plupart des logements ou batiments sont construits sur plusieurs étages. Au début, un ou deux étages, mais tout est préparé pour rajouter des étages dès que les moyens le permettront. Et puis on rajoute, et on rajoute encore, sans aucune prise en compte de la résistance des matériaux. Et parfois ça s’écroule comme l’usine de textile en mai…

Je crois pouvoir assouvir une de mes addictions, car un distributeur de café est installé à l’aéroport. Le café coute 25 takas soit 25cts, mais la jeune fille n’a pas de monnaie pour un billet de 1000tk.. Pas de monnaie pour un billet de 500…. Pas de monnaie pour un billet de 100tk. Quand j’arrive à trouver enfin un billet de 50tk, elle m’explique, désolée, que la machine est en panne. 
Finalement, après l’enregistrement, le super café(nes) est disponible… et nous voilà prëts pour un vol de 45 mn.
Le Bengladesh, malgré ses difficultés et son classement parmi les pays les plus pauvres, dispose de beaucoup d’infrastructures opérationnelles. 3 compagnies aérienne pour les vols intérieurs, un réseau ferrovière qui permet des déplacements à travers tout le pays, des routes en bon état (pour ce qu’on a pu en juger) même dans les campagnes, des ports et une navigation fluviale importante. Un réseau électrique de mauvaise qualité (pour le prof de génie électrique que je suis) mais sans coupure de courant, sans délestages comme les connaissent presque toutes les capitales africaines. 
GEDSC DIGITAL CAMERASur le plan de la conditions des gens, il y a énormément de mendicité. Tout le monde ne mange pas à sa faim c’est évident. Nous discutions avec un médecin humanitaire, qui nous disait avoir beaucoup de patients malnutris dans un pré stade kwashiorkor. Beaucoup de troubles intestinaux (pas étonnant vu la qualité de l’eau), la gale, les poux, mais quasiment pas de SIDA…

Le survol du pays avec notre avion bimoteur nous montre à quel point le pays est sous l’eau… Des rizières, des étangs, des lacs….

Lorsque j’avais 20ans j’avais entendu parler de Chittagong parce que l’association TERRE DES HOMMES FRANCE y soutenait un projet de développement à l’initiative de femmmes de cette ville. ET nous y voilà. Même problématique du transport, même pollution sonore, même pollution tout court. Toutefois, les voitures et CNG circulent majoritairement avec du gaz, la pollution y est donc moindre qu’à Ouagadougou , même si nombreux de conducteurs circulent avec des masques.
Nous prenons un bus pour nous rendre à Banderban dans la région des hilltracts.

Old Town

Ballade dans le vieux Dhaka.

Le ciel est chargé et les capes de pluies resteront à portée de main toute la journée. Old Dhaka se trouve à quelques km de notre hotel mais les embouteillages sont tels qu’il faut compter 1 à 2h de CNG pour y arriver. Nous admirons une fois de plus l’habileté des chauffeurs à se faufiler entre les autres CNG, Rickshaw, taxi, piétons, voitures, bus et autres camons. Et tout cela à vive allure.

Chaque cm de route cédé est une place dans laquelle viendra s’engoufrer un autre véhicule. Le klaxon est l’organe indispensable de tout véhicule.

Les rues d’Old Dhaka sont impressionnantes par le diversité de ce qu’on peut y voir mais aussi par l’agitation qu’on y observe.GEDSC DIGITAL CAMERA L’hindou street, comme son nom l’indique, regroupe les commerçants et artisants indiens…. On y trouve des vendeurs de fleurs, de statuettes religieuses, d’instruments de musique, de nouritures. Les femmes que l’on croisent portent sur leur front ce point rouge qui nous permet de les distinguer facilement des femmes musulmanes.

Un peu plus loin la rue des textiles, puis du riz, de la viande, etc…

Les vieilles batisses laissent supposer qu’elles abritent derrières leurs murs et à l’étage des fabriques de vêtements.

La rue est inondée du fait de la pluie qui a duré un bon moment. Les gens marchent pieds nus dans la boue ou l’eau.

Nous faisons une ballade en barque sur la rivière qui traverse Dhaka…. La rivière est très fréquentée aussi… 15 millions d’habitants à Dhaka… Leur problème de transport est réel et semble insoluble.

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Pour des raisons de sécurité, nous avons dû annuler notre séjour à Rangamati. Nous allons donc à Banderban plus au Sud dans la région des Higtracks.

 

Nous partons demain mais sans guide….

Décollage de l’avion à 10h et après il faudra qu’on prenne un bus pour Banderban.

 

… T.. much

Aux abords de l’hôtel de grande plantations de Thé, nous permettent d’observer la cueillette des feuilles de thé par les femmes. Aucun Aucun outil n’est nécessaire, si ce n’est un grand panier pour y déposer le fruit de leur travail.
Un jeune guide,il ne se présente pas comme tel au début, nous permet de visiter une usine de Thé en dehors de la ville. Après 30mn de route, les deux CNG loués nous déposent devant un grand bâtiment un peu vétuste duquel s’échappe un bruit de machines. Des femmes portant de lourd

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s paquets de feuilles sur la tête se dirigent vers un hangar de dépôt situé à coté du bâtiment principal.

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Le propriétaire de l’usine nous accueille chaleureusement et nous fait visiter l’installation. Tout se passe dans le même hangar. La vingtaine d’ouvriers travaillent dans le bruit qui doit bien dépasser les 80dB et dans une chaleur accentuée par le four de séchage des feuilles. Les machines sèchent, broient, écrasent les précieuses feuilles qui finissent en poudre dégageant l’odeur bien connue du thé pris le matin au petit déjeuné.
Nous visitons ensuite un village de l’ethnie Kashi  situé non loin de l’usine et sur une colline. Nous avons déjà visité st hier un tel village sur une colline également. Les Kashi sont catholiques et ils vivent de la récolte de feuilles de betel utilisées comme stimulant à l’instar de la noix de kola en Afrique de l’ouest ou du kat en Afrique de l’est.
Le visage des Kashi est différent des hindous et plus proche des népalais. Un homme torse nu nous interpelle. Sa langue est de couleur rouge ocre ce qui témoigne de sa forte consommation de feuille de Betel. Il nous explique qu’il vit de sa cueillette mais est fébrile ce qui l’empêche de travailler. Leurs maisons sont partiellement sur pilotis pour compenser la pente de la colline sur laquelle ils vivent.

Nous terminons notre séjour à Srimangal par un peu de shopping.GEDSC DIGITAL CAMERA

 

One more cup of…

Avant tout….

Bon Anniversaire Laurent… Plein de bisous du Bangladesh vers le Cameroun

Nous voila donc à Srimangal, ville principale située dans une région de production de Thé. C’est le point numéro 2 sur notre carte.
GEDSC DIGITAL CAMERANous logeons dans un magnifique et spacieux bungalow situé à 5km d’un parc protégé.  Probablement les seuls clients de cet hotel… Le Bangladesh n’est pas un pays touristique.
Nous décidons donc de visiter ce parc dans la journée.
La première partie du parcours nous mène dans un village où plantations de thé, de citrons et d’ananas s’entremêlent. Le bengali pratiqué par Mélody nous aide à rentrer en contact voire dans les maisons. Là encore, beaucoup de sourires… beaucoup de gens au travail aussi…

Les voyages passés, les paysages, les odeurs et les images me font par moment oublier que nous sommes en Asie. Il faut que je me représente la    mapemonde dans ma tête pour revenir au Bangladesh.
Les mêmes pneus que poussent les enfants, les mêmes vaches qui cherchent à se nourrir…. GEDSC DIGITAL CAMERA
La maison que nous visitons me fait penser à celle que nous avons visité à Harrar en Ethiopie. Mêmes fauteuils orientaux,mêmes dorures, même hospitalité.

Notre première nous fait voir des singes gibbons, des araignées plus étranges et grosses les unes que les autres. Le calme de la forêt tranche avec l’agitation de Dhaka. Nous entendons des chants d’oiseaux, des grillons, le vent dans les arbres. Les bruits apaisants de la
nature. Nous circulons sous un dôme de végétation…

 

 

Spécialement pour Aurore : Des bambous…

 

 

 

 

Sous les arbres l’effet du soleil est atténué et nous souffrons moins de la chaleur.

Au détour d’un chemin nous rencontrons des producteurs de citrons. Des femmes qui cueillent le Thé.

 

Nous utilisons les CNG pour nous déplacer d’un lieu à l’autre. Pour ceux qui ont raté l' »épisode Ethiopie », les CNG sont ces véhicules à 3 roues qu’on appelait touc-touc en Ethiopie. Leur moteur fonctionne au gaz; CNG vient de « compressed natural gaz ». 5 personnes peuvent l’utiliser en plus du conducteur.

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Dans l’après midi nous faisons appel à un guide pour une ballade d’une heure. Marcher sur un sentier balisé dans un parc est une chose, marcher hors piste dans la jungle est autre chose. Tandis qu’une grosse pluie s’abat, nous traversons des rivières, des zones boueuses, des sables relativement mouvants…

Au final après 2 heures nous revenons à l’entrée du parc complètement trempés, épuisés, et des sangsues aux pied, mais assez contents de nous.

Pour finir l’après-midi : un petit remontant pour tous… Un thé composé de 10 types différents de liquides présentant ainsi  un aspect tigré du fait des 10 nuances de couleur. Très particulier, mais je ne suis pas objectif.

Life is life

Nous retrouvons donc avec beaucoup de bonheur Melody… Par ce voyage, comprendre ce dont elle nous parle depuis deux ans. Beaucoup de plaisir aussi à l’idée de visiter une partie du Bangladesh avec elle.
Notre hotel, le Pacific Inn Hotel est situé, aux abords du Banini Lac. Ce lac est assez allongé et est situé au centre est de Dakha dans le quartier du même nom. GEDSC DIGITAL CAMERA

Le lac semble regorger de poisson au regard des filets de pêche, des oiseaux pêcheurs et de l’activité autour du lac. D’après Melody, il s’agit d’un lac très pollué…. Les sachets de plastiques et divers détritus aux bords du lac en témoignent.
Un autre lac est situé dans le prolongement du lac Banani : Le lac GULSHAN.
De mes souvenirs de géo du collège, j’avais retenu de l’Inde cette saison un peu énigmatique qu’est la mousson. Je m’imaginais des trombes d’eau tombant du ciel pendant des mois.
Visiblement il n’en est rien, tout juste deux petits crachins en deux jours. C’est une situation qui semble anormale, mais qui pour l’instant nous arrange un peu.
GEDSC DIGITAL CAMERAIl ne fait pas particulièrement chaud (30-32°) mais notre peau est moite en permanence et nous transpirons beaucoup.
Les rues de Dhaka ressemblent somme toute beaucoup à Addis Abeba; des vieilles bâtisses mêlées aux nouvelles… des bâtiments inachevés, d’autres en voies de destruction… Les routes défoncées… les égouts recouverts de dalles parfois manquantes qui obligent à regarder devant soi mais aussi au sol et en l’air à cause des câbles électriques mal fixés. Les caractères différents de l’écriture latines ornent les murs et les affiches publicitaires…
Et puis cette agitation dans les rues qui demande une attention à tout moment pour éviter les voitures, les rickshow, les bus, les motos, etc… 25 millions d’habitants danc cette ville.
Nos déplacements à pied à allure vive suscitent beaucoup de curiosité. Les bengalais utilisent les rickshow(?), ces tricycles richement décorés qui peuvent recevoir deux ou trois passagers.
Ya Gaby découvre cette impression bizarre d’être une attraction vivante où que l’on soit. Nous nous faisons suivre par des enfants sur des distances très grande. Ici on n’est pas interpellé par des noms comme MUNDELE, YOVO, TOUBAB mais les gens nous posent des questions : « where do you come from ? », « What is you name », « ARE you IN BANGLADESH FOR BUSINESS? », etc…
Toujours avec le sourire et un étonnement poli.

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Ce soir, nous prenons le train pour Srimangal, une région réputée pour ses productions de Thé… Je sens la carence en caféïne approcher. Je reste positif : « Keep calm and cafeine on »…GEDSC DIGITAL CAMERA

Claude confirme : « Norbert n’en est qu’a son deuxième café… mais son amour du café nous a permis de passer un excellant moment dans un des rares hotel de Dakha où ils font des vrais café ! »

A la gare, nous attirons encore la curiosité des voyageurs. Avec le sourire, Melody leur explique en bengali, qu’il fait chaud et qu’il faudrait maintenir assez de distance pour que nous puissions respirer. Un policier, plus persuasif arrive à agrandir le cercle autour de nous.
Avec très peu de retard, le train arrive à quai.
Si vous avez vu le film Ghandi de Richard Attenburugh, vous arriverez assez facilement à imaginer le train que nous avons pris… Ancien, pas très rapide et transportant sur son toit bon nombre de passagers; Il fait meilleur en haut qu’en deuxième classe. Les secousses du wagon laissent supposer que l’entretien de la ligne doit être ancien.
Notre compartiment est climatisé et très confortable et nous disposons de places assises pour les 4 heures du trajet.
Toute une vie s’organise dans les gares et le train… des affaires se font… des relations se créent.
Des vendeurs, tous vêtus de blanc, circulent pour proposer de la nourriture ou de l’eau. Un agent en costume brun, prenant sa fonction très au sérieux, règlemente l’attitude des voyageurs. Un autre en bleu recueille les déchets des passagers.
Devant nous, sont assis un couple et deux enfants. Le plus petit, agé de quelques mois, porte sur le front une tâche noire. C’est une marque mise pour conjurer le sort, car on pense ici qu’un enfant trop beau peut être la cible de malédictions.
Sa grande soeur est vêtue d’une belle tenue traditionnelle bleue avec un liserai brodé de couleur rose. Sa tête est voilée et sa narine gauche est décorée d’une perle dorée.
A 19h30, rupture du jeûne de ramadan pour les musulmans, un voisin de siège nous offre des grains de raisin.

Malheureusement, comme partout, des pic pocket sévissent. Dans la gare de Dhaka aussi. Sans avoir rien remarqué, Dany s’est fait dérober son appareil photo.

 

 

 

En vol

Avant tout :

BON ANNIVERSAIRE JOANNE. Plein de bisous.

Ce coup ça y est… Réveil un peu matinal… Voiture + Bus + Shuttle pour embarquer comme prévu à 10h30. Décolage à l’heure avec Saudia AirLines, puis 6h30 d’avion. Au passage, Saudia est une compagnie de très bonne qualité… autant qu’Air France… Nous survollons l’Italie, l’Egypte (Dany et Gaby ont clairement distingué le Nil), la mer rouge et puis l’arabie saoudite.GEDSC DIGITAL CAMERA

Et puis 8 heures d’attentes… 8h pour jouer au triamino, à lire, à refaire le monde…. Quoiqu’on s’est rendu compte qu’il faudrait plus de temps d’escale.

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Et puis décolage à nouveau avec Saudia à 3h10…. Là, le standing est moins poussé, mais on vole la nuit et on va quand même essayer de dormir. Ce qui n’était facile pour aucun de nous 4.

Arrivée à Dhaka avec 32° et une bonne impression d’humidité.

Tout semble bien organisé, mais d’emblé on sens bien que l’anglais bengalais va mettre un peu de temps à être apprivoisé.gaby_bagages_mini

Longue attente pour récupérer les bagages… Plus d’1h30… La plupart des bagages de nos copassagers étaient en carton soignement ficelés et emballés. Et cela avait un coté assez amusant de voir ces ballots se déplacer sur le tapis roulant. A coté de ça, nos valises bien occidentales tardaient à venir mais étaient facilement repérables. 

Promis demain le récit parlera de ce qu’on voit. Du Bangladesh.

Bises à tous.

 

DEPART

Nous voila donc en route pour une voyage de 3 semaines…. On oublie toujours quelque chose… n’est-ce pas Marie Christine?

Là, nous avions oublié de vérifier les horaires du train… Résultat : notre train Rouffach Mulhouse a éte annulé et le seul moyen d’être à l’heure pour le train Mulhouse Paris était de prendre un taxi…. Une BMW série 7, s’il vous plait…. tant qu’à faire.

Donc voila… une chose étant oublié on peut partir tranquille (dixit Daniel).

A Paris nous retrouvons Ya Gaby, Dany, Ya Bertrand, Yvon, Fanny et les garçons Chris et Iona….

Un moment de retrouvailles, un moment de chaleur, le temps d’échanger quelques nouvelles de maman, du Congo, des vacances, etc…

 

 

 

 

 

 

A Conflans Sainte Honorine où nous passons notre nuit, Kébir nous a concocté un merveilleux Tajine comme il sait les faire. Là encore retrouvailles chaleureuses avec Thérèse et Kébir… Une manière douce d’enlever le stress du voyage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J-3

Bon, voyons….

  • Le carnet de vaccination…. Zut le vaccin contre la fièvre jaune n’est plus à jour….Heureusement il n’est pas nécessaire après vérification..
  • Les vêtements… On recommence tout  Enlever tous les jeans… Remplacer par les pantalons en toile d’Afrique….
  • Comment on trouve nos sièges dans l’avion ? Où sont les billets ? …. 30 mn plus tard…. OK aussi 
  • Certaines, que je ne nommerai pas, m’ont conseillé d’aller chez le coiffeur……. C’est fait aussi…

 

Généralement on oublie toujours quelque chose… N’est-ce pas Marie-Christine ? On verra ça à Dhaka.

 

J-7

Dans 7 jours nous serons dans l’avion. A Riyad plus exactement.

Les choses se précisent.

Nos étapes du voyage prévues sont celles-ci :

carte_itineraire

Bien sûr les choses peuvent changer en fonction des opportunités ou des contretemps du moment.

Rencontre avec Gaby et Dany à Montpellier jeudi pour finaliser un peu tout ça.

Visas

Ça y est les visas sont faits…. Petits coups de stresse car c’est toujours une opération délicate… Oublié la lettre d’invitation, mais Melody et Thérèse ont géré cela de mains de maîtres.  Le consulat a changé d’adresse donc quelques aller et venus pour Thérèse avant de trouver le bon lieu. Bisous particuliers à Thérèse.

Il n’y a plus qu’à attendre les vacances et à préparer les bagages.

Bientôt on verra peut-être ça :

himalaya

Bangladesh

Dans un mois, un voyage différent des autres…

bangladesh-map2s

Nous irons donc en Asie, cette année. Plus précisément au bangladesh.

Profiter de la connaissance qu’a Mélody de ce pays.

Découvrir une culture différente. Mis en appétit aussi par les photos et commentaires du blog de Melody
Et nous avions envie d’y aller avec Dany et Ya Gaby. La première fois que nous ne voyageons pas seuls Claude et moi.

J’ai entendu parler la première fois du Bangladesh en 1975 par le concert de 1971 organisé par Georges Harrison, guitariste des Beatles. Une pochette brune très austère et une photo en noir et blanc d’un enfant au gros. J’avais acheté le triple vinyle chez un bouquiniste de Colmar lorsque j’étais en classe de 5°. Je confirmais mon plaisir à écouter Dylan et découvrais Clapton avec cet album.

Premier concert caritatif dont les bénéfices devaient permettre de lutter contre la famine d’alors.

Enclavé à l’Ouest, au Nord et à l’Est dans l’Inde c’est un pays extrêmement plat dont la superficie est occupée  à 10% par des rivières.  C’est l’un des pays le plus menacé par le réchauffement climatique ce qui explique la présence de Mélody là-bas.

 

Et voila notre  vol Aller

vol_aller_bengla