La vérité est au delà des montagnes, pour la trouver il faut voyager !

C’est avec ce proverbe sénégalais que commence  la première page de ce voyage.

Nous prenons, comme lors de mon premier voyage au Sénégal, un vol Ibéria au départ de Franckfort. .

C’est toujours un spectacle étonnant de voir les nuages accrochés dans le ciel. Ces masses d’eau suspendues qui font penser à du blanc d’œufs battus en neige.

Trois heures d’escale à Madrid pour arriver quatre heures plus tard à Dakar à 20h30 heure locale (22h30 à Paris).

J’avais été marqué en 84 par une odeur indescriptible, particulière que je ne connaissais pas en descendant de l’avion. Sûrement un savant mélange entre les odeurs de la terre humide, de la mer non loin, et du bois brûlé utilisé pour préparer la cuisine.

C’était alors mon premier vrai contact avec l’Afrique.

J’avais retrouvé cette odeur en 85 à Brazzaville, mais plus jamais depuis.

J’espérais retrouver cette sensation olfactive en descendant de l’avion mais seuls des odeurs de pollution automobiles sont perceptibles.

Le nouvel aéroport Blaise Diagne inauguré en 2017 se trouve à 45km du centre de Dakar.

Nous rejoignons Dakar à bord d’un grand bus moderne, en 45mn grâce à une autoroute à péage de 2×2 voies construite et gérée par Eiffage.  Le coût du péage n’est pas très élevé, environ 3€ pour les 45km,  mais ramené au salaire Sénégalais cela n’est pas négligeable.

Dakar vue de Gorée (2018)

Sur le trajet, des immeubles en construction, et d’autres ornés d’idéogrammes chinois. Je crois apercevoir également un camp chinois, à l’instar de ce que nous avions connu au Congo ou en Ethiopie, composé de baraquements et dans lequel vivent les contre-maitres chinois et les ouvriers expatriés et souvent originaires de la campagne chinoise.

Le bus nous mène au stade Senghor, le plus grand de Dakar.

Les taxis de Dakar

A partir de là nous empruntons un taxi. Ils sont toujours jaunes et noirs, ça n’a pas changé. Des vieilles Renault (R19, R16, R25…) et de vieilles Peugeot (205, 405, 309, 505…) rendent toujours de loyaux services aux chauffeurs Dakarois.

Fall, notre chauffeur conduit une vielle 205, sans lumières, sans clignotants, aux amortisseurs fatigués par les nombreux kilomètres parcourus mais qui ne sont plus comptabilisés depuis longtemps.  Le moteur est là et c’est l’essentiel.

Fall peste tout le long du trajet entre le stade et ce qui sera pour quelques nuits notre logement. Il n’avait pas compris où il devait nous emmener et le prix négocié lui semblait trop faible finalement, mais il s’était engagé.

Une sorte de gestionnaire affecte les clients aux chauffeurs. Lorsque le chauffeur accepte de faire « la course » il ne peut plus changer d’avis.

J’avais négocié à 2000CFA sur la base du tarif qu’on m’avait indiqué, mais c’est au final, en ayant pris conscience de la distance,  plus de 4000 CFA (6€) que je lui ai donné. Fall est reparti avec le sourire en me laissant son numéro… Je pense avoir été trop généreux.

Nous logeons dans le quartier Amitié à à peine 20 minutes à pied  du lieu où je logeais en 1984. Merci au Dieu du GPS et à celle qui m’a parlé de MAPS.ME. Fall n’aurait jamais trouvé ce lieu sans ce guide numérique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *