La pureté de l’instant est faite de l’absence de temps (C.A. Kane)

La Casamance est une région un peu particulière du Sénégal. Séparée du Nord par la Gambie, enclave du pays née des rivalités coloniales entre la France et la Grande Bretagne, elle revendique depuis toujours un statut indépendant. Elle est différente à de nombreux point de vue :
-sa population est majoritairement chrétienne ou animiste
-la Casamance est verdoyante contrairement au Sine Saloum ou au Fouta qui à un climat sahélien
-on y parle le diolas et le wolof n’est qu’un langue véhiculaire comme le français.

Nous entrons en Casamance par son fleuve qui nous conduit jusqu’à Zighinchor, la capitale régionale. Les dauphin nagent dans le sillage du Aline Sitoe et nous font profiter de leur ballet. Le spectacle créé de l’animation sur le bateau tout cela rythmé sur la musique de Youssou Ndour retransmise au bar.

Dauphins dans le fleuce Casamance (2018)

Le ciel est davantage dégagé qu’à Dakar et il fait chaud.

A notre arrivée, Ansoumane notre chauffeur d’un jour, gambien, nous cherche au Port pour nous conduire chez Aliou. Celui qui sera pour une semaine mon prof de kora.
Depuis quelques semaines déjà, nous sommes en contact avec eux par téléphone ou par mail pour organiser ce séjour. Premières poignées de main, premiers échanges, premiers rires.

Après avoir pris le thé traditionnel et récupéré ma kora, nous partons vers Kafountine où nous passerons la semaine.
J’avais pris contact avec Kath et Adams, un couple d’anglais qui s’est installé au Sénégal il y a presque 20 ans et qui font la promotion de la kora dans le monde. Ils ne seront pas avec nous, mais ils ont très spontanément accepté de nous louer une chambre chez eux.
C’est un petit coin de paradis, plusieurs maisons de construction traditionnelle. Pas de superflux, pas d’électricité ou juste ce qu’il faut grâce à deux panneaux solaires, pas d’internet… Il faudra le mériter en allant en ville à 30mn à pied.

La douche froide est à ciel ouvert, mais il y a une douche (Private joke 🙂 ).
L’eau au robinet n’est pas potable car elle provient d’un château d’eau qui puise l’eau dans un puit à ciel ouvert, mais Hassan remplit régulièrement le canari (sorte de pot en terre) avec de l’eau potable.

Pas de bruit de moteurs, seul le bruit du vent dans les arbres, les oiseaux, les grillons et les cris des singes.
Hassan le jardinier nous accueille. Il est lui aussi Gambien comme Guida  la cuisinière. Moussa l’intendant des lieux et Vieux, l’homme d’entretien sont sénégalais. Hassan et Guida ne parlent pas le français, Vieux et Hassan parlent un peu l’anglais. Entre eux ils parlent en wolof.

Nous échangeons avec eux tantôt en Français, en Anglais ou en wolof (pour le peu de wolof qu’il me reste après 34 ans).

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