Il ne faut pas insulter le crocodile avant d’avoir traversé la rivière.

En décembre 2002, l’un des plus gros naufrage en mer survient au large du Sénégal. Le Joola, bateaux de croisière qui relie Dakar à Zighinchor s’échoue avec 2000 personnes à bord. Il n’y aura que 64 rescapés. La raison de cette catastrophe est que le bateau n’était prévu que pour le transport de 500 passagers.
Le Aline Sitoe Diatta remplace aujourd’hui le Joola, et c’est lui qui nous conduit à Zighinchor, capitale de la Casamance.

Le Aline Sitoe Diatta (Sénégal 2018)

Alin Sitoe Diatta est une résistance Diola née en 1920 qui s’est opposée aux colonisateurs par le refus de payer des impôts et de fournir des hommes pour partir à la guerre. Elle sera déportée à Tombouctou par le régime colonial et y mourra en 1944. C’est une héroïne Casamançaise au même titre que l’est Jeanne d’Arc en France. Pour certains elle est même qualifiée de reine de Casamance.

Nous avions pris les billets en France en Mai. A Dakar, il suffisait d’échanger la version numérique contre la version papier au port autonome.
Nous sommes donc arrivés reglementaireement au Port à 15h pour la récupération des billets, mais on nous demande de patienter pendant 15mn. Au bout de 30 minutes une panne d’électricité bloque les bureaux du port jusqu’à 17h.
Entre temps les bureaux des enregistrements ont accueilli les clients pour les réservations de la traversée des jours suivants.
Lorsqu’à 17h30 les bureaux ont pu à nouveau fonnctionner, les services de distribution des billets ont préféré satisfaire la commande des nouveaux billets.
A 18h30, nous étions encore en attente de nos billets qu’il fallait juste récupérer. Voyant le temps passer certains administrateurs ont finalement jugé pertinent d’utiliser un guichet sur 3 pour la remise de nos billets matériels. Mais le guichet retenu pour cela disposait d’un ordinateur en panne. Eclats de voix des clients mécontents, répliques des fonctionnaires du port exaspérés par le stress et la pression qu’on leur fait subir. Agacés, les dames au guichets quittent leurs postes laissant la situation se dégénérer encore un peu plus. La fin de l’embarquement était annoncé à 19h mais à 18h45 la distribution a finalement commencé grâce aux deux guichets encore fonctionnels.
Nous avons quitté finalement Dakar à 21H, une heure de retard, par une mer bien plus calme que l’ambiance au port.

Crépuscule sur Dakar (2018)

L’afrique est une école de la patience.

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