Rock and Roll

Lors de notre trajet de Monument Valley à Page, la radio locale diffuse alternativement de la musique Country et des chants traditionnels Navajo.

Rings of fire de Johnny Cash alterne avec des chants aux mélopées répétitives. Les deux nous ramènent à une ambiance de western.

Nous sommes bien en pays Navajo.

Les Navajo ne veulent pas qu’on les appelle des indiens. Ce sont des Natives Américans. Une manière bien normale de rappeler qu’ils étaient là avant, et que cette terre est la terre de leurs ancêtres.

Nous quittons Monument Valley et ses formations rocheuses qui semblent être sorties de la terre – les Mesa, les tables – pour trouver des reliefs plus en rondeur 200 km plus loin, à Page.

Page est une ville qui trouve son origine en 1957 avec le barrage sur le Colorado.  Ce même barrage a donné naissance au Lac Powel du nom de celui qui est descendu le premier la rivière Colorado en 1869. A cause de ce lac artificiel les Navajos ont été obligés de quitter une partie de leurs terres désormais inondées.

Les collines à l’entrée de Page sont tout en rondeur avec des courbes harmonieuses comme des seins d’une femme. Tout le contraire des Mesa de Monument Valley aux arêtes plus vives.

La zone est davantage habitée, et n’a pas le caractère mystérieux – magique – de Monument Valley, mais les paysages ne manquent pas de charmes.

Nous découvrons Horse Shoe Bend qui présente une partie du Lac Powell dans une faille en forme de fer à cheval.

Un condor, oiseau mythique des Navajos, nous honore de son vol.

 

 

Les grottes d’Antelope Canyon sont une attraction de la région et à raison. Tout est rondeur et douceur. Les volutes taillées dans la roche par l’eau et par le vent sont absolument époustouflantes. La lumière du jour dans ces failles rocheuses apportent une dimension presque divine.

Les galeries ne sont plus occupées par les Navajos pour les cérémonies secrètes mais on sent une présence un peu magique ici également.

L’omniprésence du modernisme enlève ce coté mystique à Antelope et ici, les Natives Americans ont besoin, plus qu’à Monument Valley, d’affirmer leur culture. Ils parlent plus facilement de leur identité, des groupes folkloriques existent.

Nous sommes encore en pays Navajo, mais l’alcool n’est pas interdit à Page. Il est même très bon marché.

Nous terminons notre séjour à Page dans un restaurant comme il n’y en a qu’aux USA : un hangar dans un style urbain aux murs peints de fresques disposant d’une scène sur laquelle des groupes locaux viennent s’exhiber.  Notre dernière soirée à Page est rythmée sur des chansons de Johnny Cash et des chants Navajos. Nous sommes biens aux USA en pays Navajo.

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