Talkin’ New York

Robert Zimmerman changera de nom à Chicago pour Bob Dylan, plus facile à prononcer et moins connoté. Dans ses mémoires, il expliquera que Dylan est une déformation de Dillon, le nom de son oncle.

Il quitte Chicago pour New York en janvier 1961, où il rencontre son maître à penser et à chanter : Woody Guthrie mourant.

L’hiver 61 était rude et enneigé. Dylan est arrivé à Greenwich Village, le quartier beat, où résident les poètes, musiciens, écrivains et artistes divers, sans savoir où loger, et sans emploi.  Pour seule adresse le Cafe Wha, qui permettait aux artistes débutants de se produire et de faire passer une corbeille aux auditeurs.

Ramblin’ outa the wild West,
Leavin’ the towns I love the best.
Thought I’d seen some ups and down,
« Til I come into New York town.
People goin’ down to the ground,
Buildings goin’ up to the sky.

Wintertime in New York town,
The wind blowin’ snow around.
Walk around with nowhere to go,
Somebody could freeze right to the bone.
I froze right to the bone.
New York Times said
it was the coldest winter in seventeen years;
I didn’t feel so cold then.

I swung on to my old guitar,
Grabbed hold of a subway car,
And after a rocking, reeling, rolling ride,
I landed up on the downtown side;
Greenwich Village.
Talkin’ New York (Bob Dylan)

Je me rends à New York, par un voyage de nuit, avec la compagnie de bus Megabus.
Avant la présentation du billet, le contrôleur me fait un habituel « Hi, how are you today » (« Comment allez vous aujourd’hui ?« ). C’est une expression curieuse lorsque l’on rencontre quelqu’un pour la première fois, mais c’est vraiment habituel dans cette partie des Etats Unis.
Dans le même ordre d’idées, ici, on ne se fait pas la bise entre amis, mais  on se prend dans les bras en tapant amicalement le dos. Si on se connait moins c’est la poignée de main classique.

Ça allait beaucoup moins bien quand il m’a annoncé que mon billet était périmé, valable pour la veille.
En effet, préoccupé par autre chose et sûrement fatigué, je n’ai plus vérifié la date que j’avais programmé mi juin. J’étais resté sur une ancienne version de mon voyage.
Je demande timidement : « Oh sorry, but could I travel anyway? »

Réponse laconique « 40 bucks ».
En clair, je repaye mon billet, et je ne suis pas en position de discuter.

Je lui tends les 40$ en lui lançant « Could I have a receipt? »
« No receipt !!! » d’une voix agacée.
En voila un qui vient probablement de s’octroyer une pourboire confortable.

trajet5Le bus possède deux étages, est spacieux, climatisé, équipé de WIFI et de  toilettes. Il vaut mieux… Pittsburgh – New York se fera en 8 heures, de 22h à 6h.

Difficile néanmoins de dormir, car la climatisation est, comme à l’habitude, réglée  à une température très froide et les voisins de « chambre », nombreux, ronflent pour certains. Je ne m’y habitue pas 😉

A New York, je loge chez Melody, à Harlem, au Nord de Central Park, en plein quartier Ouest Africain. On y parle wolof, bambara, français et un peu américain. Idéal pour me sentir chez moi.

new-york