I cross the green montain

Nous partons de bonne heure de Mekele (capitale du Tigré) vers Lalibela, deuxième capitale d’Ethiopie après Axoum et avant Gondar.
Tamrou annonce la couleur : « Chinese road », ce qui nous laisse sous entendre que ce ne sera pas de la moquette. En effet, la route bitumée présente sur de longues distances des ornières de goudron profondes de 10 à 20cm. La route à 2 ans… Sur le trajet nous rencontrons 3 camions renversés dans des virages… Des freins défectueux, des camions trop chargés ou des virages mal négociés sont la cause majeure des accidents ici. Un camion également à renversé un charrette hippotractée.

Dromadaires sur la piste
Dromadaires sur la piste

Petit à petit les choses changent nous faisant comprendre que nous nous rapprochons du Wollo.
Les vêtements d’abord, les hommes portent moins le pantalon et d’avantage la toge blanche.
Les coiffures des femmes ensuite qui portent toujours des tresses plaquées sur le haut de la tête, mais des cheveux non tressés sur les cotés.
Plus de mosquées aussi et de plus en plus de dromadaires.
On peut penser un moment qu’ils divaguent seuls dans les champs ou la brousse mais il y a toujours, quelques centaines de mètres plus loin, un enfant ou un adulte qui les surveille.
Leur pas est nonchalant, comme si le temps n’avait pas de sens… comme si rien ne pressait… rien à voir avec les ânes peureux qui détalent parfois pour des raisons inexpliquées.
Nous passons à coté d’une route de caravane qui permet aux populations afars de transporter du sel, du désert du Danakil vers les centres commerciaux. Nous avions croisé souvent les afars lors de notre dernier voyage. Grands marcheurs, peuple fier, toujours armés de couteaux, de sabres ou de fusils. Tamrou nous explique qu’ils traversent la route quand bon leur semble. Aux voitures de s’adapter à ces nomades qui connaissent et occupent l’espace depuis des millénaires.
Le paysage est changeant… Dans les zones frontalières avec le Tigré, le Wollo est verdoyant, irrigué, cultivé.

L’aide internationale et les ONG ont fait un gros travail pour l’agriculture ici. Nous pouvons observer les tiges de maïs assemblées en meule qui feront du fourrage pour le bétail. Les paysans battent les grains, labourent ou plantent de nouvelles graines. Difficile de croire que cette région a connu la plus grande famine de tous les temps.

petit_P1010074Et plus long, après avoir traversé cette colline verdoyante, un paysage qui devient lunaire. La terre semble composée de mini rochers volcaniques.  Seules les bêtes errent par là… moins d’agriculture, plus de pauvreté.

Les maisons sont construites encore en pierre, mais plus traditionnelles, même si dans certains villages des maisons traditionnelles à deux étages laissent entrevoir la présence de famille plus grande ou plus fortunées.

village wollo
village wollo

Nous arrivons en fin de soirée à Lalibela.

Danses près du feu de bois
Danses près du feu de bois

Notre fêtons notre réveillon, ici, dans un haut lieu religieux…. Dans ces montages rocheuses. Notre hôtel donne une vue imprenable sur le plateau de Lalibela. Le roi Lalibela n’a pas choisi ce lieu par hasard. Sur le plan militaire il offre des garanties de sécurités certaines.

Notre année 2014 sera plus courte de 2h, 2015 sera peut-être plus longue.

Nous passons l’année aux rythme du tam-tam et du violon Ethiopien à regarder et à danser des danses du Tigré et du Wollo.

Nous pensons à vous, qui buvez du champagne (merci ) ou autre chose. Nous buvons du Tedj, trop sûrement, en pensant à vous tous.

Pour vous serrez dans nos bras, il faudra attendre encore un peu mais on y pense fort.

Immense bonne année à tous.

 

 

 

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