Too much people for a small country

Avant tout….
Bon anniversaire Geneviève pleins de bisous et milles pardons pour le retard.

Il y a des jours où tout commence mal…
Pas réveillé dans ma tête ce matin à 7h… pas encore bu mes cafés. Je me trompe de chambre d’hotel et je me retrouve nez à nez avec un bengladeshi en longui en train de faire sa toilette. Le Longui est cette tenue traditionnelle portée par les hommes et qui est constituée simplement d’un tissu cousu de sorte à former un trube de tissu. Celui-ci enfilé, il se noue autour de la taille…

En retroussant le longui et en nouant la partie arrière le longui se transforme en short.
Le (nes)café de ce matin, ressemble étrangement à du thé…. Pas moyen de me réveiller.
Le thé est servi avec du lait et du sucre. Inconcevable, de ne pas y mettre ces deux ingrédients. Même chose pour le café sauf que très peu de gens boivent le café ici.

Nous partons de bonne heure pour prendre un avion à destination de Chittagong.
« In Bengladesh they’re too much people for a small country » me dit un bengladeshi dans le bus… La circulation est tout juste impossible… Le logement est un vrai problème.
La nuit, les trottoirs se couvrent de tentes de fortunes dans lesquelles viennent dormir des familles.
La plupart des logements ou batiments sont construits sur plusieurs étages. Au début, un ou deux étages, mais tout est préparé pour rajouter des étages dès que les moyens le permettront. Et puis on rajoute, et on rajoute encore, sans aucune prise en compte de la résistance des matériaux. Et parfois ça s’écroule comme l’usine de textile en mai…

Je crois pouvoir assouvir une de mes addictions, car un distributeur de café est installé à l’aéroport. Le café coute 25 takas soit 25cts, mais la jeune fille n’a pas de monnaie pour un billet de 1000tk.. Pas de monnaie pour un billet de 500…. Pas de monnaie pour un billet de 100tk. Quand j’arrive à trouver enfin un billet de 50tk, elle m’explique, désolée, que la machine est en panne. 
Finalement, après l’enregistrement, le super café(nes) est disponible… et nous voilà prëts pour un vol de 45 mn.
Le Bengladesh, malgré ses difficultés et son classement parmi les pays les plus pauvres, dispose de beaucoup d’infrastructures opérationnelles. 3 compagnies aérienne pour les vols intérieurs, un réseau ferrovière qui permet des déplacements à travers tout le pays, des routes en bon état (pour ce qu’on a pu en juger) même dans les campagnes, des ports et une navigation fluviale importante. Un réseau électrique de mauvaise qualité (pour le prof de génie électrique que je suis) mais sans coupure de courant, sans délestages comme les connaissent presque toutes les capitales africaines. 
GEDSC DIGITAL CAMERASur le plan de la conditions des gens, il y a énormément de mendicité. Tout le monde ne mange pas à sa faim c’est évident. Nous discutions avec un médecin humanitaire, qui nous disait avoir beaucoup de patients malnutris dans un pré stade kwashiorkor. Beaucoup de troubles intestinaux (pas étonnant vu la qualité de l’eau), la gale, les poux, mais quasiment pas de SIDA…

Le survol du pays avec notre avion bimoteur nous montre à quel point le pays est sous l’eau… Des rizières, des étangs, des lacs….

Lorsque j’avais 20ans j’avais entendu parler de Chittagong parce que l’association TERRE DES HOMMES FRANCE y soutenait un projet de développement à l’initiative de femmmes de cette ville. ET nous y voilà. Même problématique du transport, même pollution sonore, même pollution tout court. Toutefois, les voitures et CNG circulent majoritairement avec du gaz, la pollution y est donc moindre qu’à Ouagadougou , même si nombreux de conducteurs circulent avec des masques.
Nous prenons un bus pour nous rendre à Banderban dans la région des hilltracts.